<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108</id><updated>2011-07-31T12:17:34.286+02:00</updated><category term='Cuentos'/><category term='Cronopio de mejor fama'/><category term='Action30'/><category term='Miroir de poche'/><category term='Georges Poulet'/><category term='À L&apos;Établi'/><category term='La reproduction photographique'/><category term='Vivants Piliers'/><category term='Rapines'/><category term='Haïkon'/><category term='Con-concaténations'/><category term='Calme de blanche'/><category term='Prières'/><category term='Dimanches'/><category term='Mirlitonnade'/><category term='Rien à dire'/><category term='Trouvailles réalistes'/><category term='Epokhê'/><category term='Autobus vide'/><category term='Borges'/><category term='Comme'/><category term='Polaroïds'/><category term='L&apos;inculte'/><category term='Luigi-Éden-Théa'/><category term='Burton'/><category term='Une Phase'/><category term='Choses qui sont presque'/><category term='Dimanche'/><category term='Imitations Rastaquouères'/><category term='Luigi Éden-Théa'/><category term='Enfants'/><category term='Réalisme'/><category term='Gentils Organisateurs'/><category term='Morphocartographie'/><category term='James Joyce'/><category term='Ceci n&apos;est pas un rêve'/><category term='Varia'/><category term='Correspondances'/><category term='Dialogues de muets'/><title type='text'>Le Correspondancier</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>336</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4330265452911964510</id><published>2009-03-29T01:39:00.004+01:00</published><updated>2010-06-16T10:57:29.819+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>METHODE DU DISCOURS</title><content type='html'>Cliquez sur un onglet ci-dessus, et retrouvez tous les textes associés au pied de la page suivante...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4330265452911964510?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4330265452911964510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4330265452911964510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/insupport.html' title='METHODE DU DISCOURS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2776266030135192159</id><published>2009-03-28T08:34:00.001+01:00</published><updated>2009-03-28T09:59:06.660+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Borges'/><title type='text'>PREMIÈRES NOTES SUR L'ÉNUMÉRATION</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Si l'énumération est consubstantielle à la naissance de l'écriture, elle l'est donc aussi à celle de la littérature. Les premières traces d'écriture dans l'argile voulaient saisir un nombre, celui des troupeaux, des biens meubles et agricoles des antiques paysans mésopotamiens. Leurs nombres de vaches, de chèvres, de boisseaux de blé, d'orge ou de foin n'étaient donc que des énumérations du même ; un certain nombre d'identiques devait forcément accoucher d'un nombre d'identiques sûr, et certain. C'est donc d'un besoin de dénombrement scrupuleux des biens que naquit l'énumération. Les premiers écrits sont des accumulations, des empilements horizontaux de barres, de traits dans l'argile, instinctivement reliés à une pratique visuelle, un usage de la rétine et un soutènement impeccable de la paupière. Ce qui m'appartient est ce que je peux inscrire dans mon regard, puis sur l'horizon de mes tablettes. La fixation des biens dans des argiles mous séchés au soleil comme de vulgaires bouses de vache, intervient le jour où le nombre des vaches n'entre plus tout à fait dans l'espace des yeux ; lorsque le troupeau s'agrandit, qu'il se mêle trop régulièrement à celui du voisin, et que le doute s'installe précédant ou rappelant le conflit. La tablette et ses alignements de barres verticales permettent de visualiser le troupeau, de lui donner une existence symbolique sans qu'il soit pour autant besoin de la rompre. L'écrivain moderne ne fait pas autre chose, qu'il s'agisse d'énumérer le nombre des péchés capitaux ou la vertu suprême de l'Aleph de Borgès ( p. 210 ).  Il s'agit de faire entrer dans l'espace mental tout ce que les yeux seuls ne peuvent pas "physiquement" contenir, mais que leur qualité cinématographique d'auto-projection, de projection interne et intime peuvent réifier ; acméïque p.ê. dans La Bibliothèque de Babel ( Pléi. p. 494 ). Dans Mes Départs, suite de courts récits autobiographiques Panaït Istrati tente de cerner ce qui sépare l'homme brutal par nature de l'enfant fragile par essence : « Comment saurait-elle, cette face bestiale, que l'enfant est un début de vie friand de la lumière du jour, du bruissement des arbres, du clapotis des vagues, de la brise caressante, du gazouillement des oiseaux, de la liberté des chiens et des chats qui courent la rue, de la campagne embaumée, de la neige qui le brûle, du soleil qui l'étonne, de l'horizon qui l'intrigue, de l'infini qui l'écrase ? » Tel un nez sur la vitre, cet écrasement terminal, ce dernier barreau de l'échelle ouvragée ne pouvait mieux clore l'énumération proprement sans fin, d'une fracture psychologique humaine plus proche du trou noir que de l'abîme.&lt;br /&gt;La page, la tablette donnent à voir les biens réels du paysan méspotamien comme ceux fictifs des personnages, mais dans le cas littéraire elle atteste des capacités de l'auteur ; ses biens propres d'écrivain. Mais dans cette volonté de puissance évocatrice, bien souvent l'écrivain de littérature s'il s'abandonne volontiers au démon de l'énumération, finira toujours par justifier la longueur de son texte sur selon des arcanes de rythme, de règles, de correspondances ou de textures qui le verront achopper sur un point de ponctuation n'ayant de final que le nom. Le fantôme de l'énumération vêtu d'une traîne infinie, sa corpulence diaphane se fondra par dépit dans le purgatoire d'un interligne. Et c'est à un aveu de d'impuissance que rime en définitive toute tentative d'énumération qui, visant la totalité - la vision totalisante -, finit par se mirer dans l'étroitesse d'un rétroviseur ( c.f Tentative d'épuisement d'un lieu, de G. Perec voire, l'aleph borgesien ? ) L'énumération est et demeure depuis les origines, selon la différenciation un acte apollinien et jamais dionysiaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait à priori deux types d'énumérations, la finie et l'infinie, que l'on pourrait symboliser par le cercle et la ligne ; si l'on considère que le cercle en est la forme aboutie, et la ligne la forme inaboutie. L'énumération cyclique c'est celle de l'écrivain - de l'écrivant ou écriveur : chimiste, géographe ou poète -, qui parvient à dire ce qu'il veut dire en en faisant le tour. Voulant cerner au mieux son idée naissante, vacillante comme un flamme chantournée par l'air, la lumière, il ramène une à une des pierres autour du feu, et finit par en circonscrire le foyer dans l'œil de son lecteur. Paradoxalement, cette manière cyclique a l'allure et l'avantage de la règle, de l'ordonencement particulier. Le cercle, même imparfait, parvient peu ou prou à faire le tour de la question posée ou suggérée par l'étincelle-origine de l'énumération. Il s'agit de faire une révolution, d'établir une base, un fondement comme Romulus établissant son sillon, qui permet d'aller plus loin, de partir définitivement ; c'est-à-dire de ne plus y revenir.  En revanche, l'adepte de la manière linéaire est dans l'attitude du fil-de-fèriste, qui va tout certes droit, mais sans savoir pourquoi, accompagné de quelques applaudissements et de maigre monnaie. Il ne peut que subir son incapacité, par une volonté accumulative, une sauvagerie miniature, une fouille déréglée de ses poubelles mentales sur le champs de sa phrase. Il tente, mais il n'y arrive pas. Cette forme déceptive, si touchante qu'elle puisse parfois paraître, peut néanmoins agacer la lecture lorsqu'elle fait plus penser au rebut qu'au collage ; mais surtout elle n'exclue pas le retour. L'idée-source, l'étincelle-origine n'est pas totalement éteinte, et risque de faire retour plus loin voire dans la foulée, étouffant dans l'abondance des frondaisons, ce qui fondait l'arbre en terre. L'énumération ne devant jamais être une répétition, mais un "long-circuit", qui fait sens. Ex : La première phrase du livre de Fatou Diomé, Le Ventre de l'Atlantique, avec son énumération de verbes conjugués voulant décrire en une phrase, trop d'actions d'une partie de football, et prêtant à sourire plus qu'à cerner justement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite mythologie barthèsienne de l'énumération chez Barthes ( notamment dans le fameux et symptômatique "J'aime / J'aime pas", du Barthes ar lui-même ), et chez ses élèves ( par ex. Colette Fellous qui, d'ailleurs, lorsqu'elle cite un livre à l'antenne, en cite toujours ou presque des énumérations ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Critique de l'énumération par le biais de la classification ; c.f M. Foucault au début ( ? ) de Les Mots et les choses, c.f Les Classifications zoologiques dans la Grèce Antique, Presses Univ. De Provence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La beauté - indépassable ? - des énumérations a-téléologiques de Sophie Podolsky dans Le Pays où tout est permis, p.p 120/121.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement un blog ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2776266030135192159?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2776266030135192159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2776266030135192159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/premieres-notes-sur-lenumeration.html' title='PREMIÈRES NOTES SUR L&apos;ÉNUMÉRATION'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6126303301568486223</id><published>2009-03-27T12:03:00.003+01:00</published><updated>2009-03-27T12:16:40.908+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une Phase'/><title type='text'>UNE PHRASE À ÉCRIRE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Marseille, Paris, Usine, Jean-Michel, Écureuil, Radio, Série, Mine, Sucer, Cure, Grey's Anatomy, Brouillons, Travailler, Marie, Équinoxe, Parfait, Cheveux, Le, La, Des, De, Du Mais, Car, Que, Novembre, Lundi, Matin, Lui, Elle, Nous, Rire, Pleurer, Résumé, Parallèle, Ensemble, Portrait, Libération, Brumes, Soleilleux, Borges, Millefeuille, Fac-similé, Dublin, Cork, Théâtre, Crier, Maman, Fièvre, Varicelle, Pluie, Ravin, Pierre, Aigles, Angles, Gnomon, Natron, Cléopâtre, 1963, 3,5, Ma, Me, Mon, Vaches, Cortazar, Firpo, 1958,Chanter, Szenkuthy, Métaphore, Écran, Kg, Cm, Mn, Haut, Bas, Contraires, Asymétrique, Ekphrasis, Achille, Nietzsche, Trouver, Vomir, Pratique, Warhol, Normandie, Séquence, Pose, Parma, Utilité, Brut, Cut Up,,,,,;;;/:::??!"""",,,,,.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6126303301568486223?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6126303301568486223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6126303301568486223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/une-phrase-ecrire.html' title='UNE PHRASE À ÉCRIRE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5921635783661344797</id><published>2009-03-26T10:50:00.003+01:00</published><updated>2009-03-26T11:26:13.586+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>TENTATIVE DE DESCRIPTION</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SctQuPUe6DI/AAAAAAAABZA/HUyx32gIPXE/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SctQuPUe6DI/AAAAAAAABZA/HUyx32gIPXE/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317432540357650482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au premier plan, le sable est assombri par les traces de pas. Il a été martelé toute la journée, et il occupe un bon cinquième de la vue. À la frontière des deux éléments, le mouvement de la mer est saisi par l'ourlet d'une petite vague, qui se replie sous elle-même en laissant l'ombre parfaite d'une lèvre sur le sable humide. Quelques mètres plus loin se dresse le personnage principal de la scène. Il est presque au milieu de la vue, il porte une partie du paysage sur ses épaules, sur sa tête et dans, sa tête. Il a de l'eau jusqu'à la taille ou presque, et l'on se demande ce qu'il fait là. La forme de son corps, la présence muette de son dos posent tout un tas de questions. Va-t-il nager par exemple ? Va-t-il partir et revenir ? Va-t-il vivre, va-t-il mourir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au second plan, une nouvelle vague est déjà là, qui ourle et menace la précédente. Fermement arrimée dans tout le sens de la largeur, elle barre en deux la dimension de la baie. La surface de la baie est couverte d'une peau bleue animale, vibrante et uniforme qui peine à l'accroche des derniers rayons du jour. À droite, ce godillot maçonné n'est que l'amorce d'un édifice militaire induisant l'idée de glacis ; point de vue, stratégie, ennemis où le vent se plaît toujours à chanter. Sur la gauche, cette poitrine asymétrique couverte de pins et de cyprès, et dont on l'œil éloigné est incapable de savoir s'il s'agit véritablement d'îles ? Même si villas, hôtels et autres  bâtisses y sont à la fin déchiffrables. Aux pieds de cette hypothèse féminine et géographique, minuscule, blanc : un bateau de plaisance est au mouillage. Plus au large, au bout du godillot, la barque de pêche d'un vieux pécheur —pourquoi vieux ?— est déjà prise dans le filet de la nuit. Plus loin encore, quelques bouées semblent indiquer l'entrée de la baie à moins qu'il ne s'agisse d'écueils saillants plantés dans la lumière morte. Enfin, le dernier quart de la vue consacre le ciel et ses ébats oarystiques avec le soleil. La ligne d'horizon flotte entre deux bleus, derrière lesquels le monde entier, bascule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la profusion du soir, néanmoins, une trame violette —indescriptible— transparaît en filigrane et monte horizontalement vers le personnage et vers nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit ici que : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le ciel vient de prendre sa très précise couleur de prune…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SctYBkXWBBI/AAAAAAAABZI/4IIQpX-hHI8/s1600-h/klee.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SctYBkXWBBI/AAAAAAAABZI/4IIQpX-hHI8/s400/klee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317440569005704210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5921635783661344797?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5921635783661344797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5921635783661344797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/tentative-de-description.html' title='TENTATIVE DE DESCRIPTION'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SctQuPUe6DI/AAAAAAAABZA/HUyx32gIPXE/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6868886342219347922</id><published>2009-03-25T10:56:00.003+01:00</published><updated>2009-03-25T11:03:18.076+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>BÉCASSE AU LIT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non il n'y a rien à faire je n'écrirai pas un mot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en démordrai pas plus qu'un cocker au combat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu peux bien crier hue-dia-monts-vaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste au lit et j'écris sur mes draps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6868886342219347922?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6868886342219347922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6868886342219347922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/becasse-au-lit.html' title='BÉCASSE AU LIT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5678942793047506441</id><published>2009-03-24T12:01:00.004+01:00</published><updated>2009-03-27T18:47:36.689+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vivants Piliers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>NERFS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“(…) Il n'a pas de nerfs, c'est tout son crime, et moi, j'en ai beaucoup trop.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Charles Baudelaire&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Correspondance&lt;/span&gt; ; Lettre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à Édouard Manet&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5678942793047506441?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5678942793047506441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5678942793047506441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/nerfs.html' title='NERFS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5503975049912005264</id><published>2009-03-23T11:14:00.004+01:00</published><updated>2009-03-23T11:17:56.453+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>THÉORÈME DU NONCEMENT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savez-vous pourquoi certaines personnes se mettent à écrire des livres, disait souvent Luigi Éden-Théa ? C'est parce qu'ils n'ont tout simplement pas le courage de ne pas les écrire, c'est tout ; disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5503975049912005264?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5503975049912005264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5503975049912005264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/theoreme-du-noncement.html' title='THÉORÈME DU NONCEMENT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2499487616695684070</id><published>2009-03-22T11:15:00.011+01:00</published><updated>2009-03-22T12:02:54.260+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dimanche'/><title type='text'>ZOMBIES DIMANCHE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les villes bourgeoises du Nord sont parfois des villes zombies. Surtout les dimanches qui se suivent et se ressemblent comme des crimes non-résolus. Leurs rues sont presque vides et leurs centre-villes faiblement animés que par des cars de touristes qui voudraient bien pouvoir dépenser leurs bourses mais… C'est que, il fait tellement bon rester entre soi par ici, que l'économie est assujettie aux habitudes. Ici, les dimanches commencent le samedi, vers 17 h, et comme ça les commerces ferment et s'enferment. Seuls restent ouverts et de bon commerce les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;arabes du coin&lt;/span&gt; qui, bien souvent, sont turcs ainsi que les restaurants turcs qui, tout aussi souvent, sont kurdes. Ici, le jour du seigneur, bars et restaurants demeurent fermés comme sous l'Empereur Guillaume II ; certaines  boulangeries même (Plus tard, on apprendra de la bouche du représentant local du syndicat des commerçants que: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'année a encore été très mauvaise ! vous savez&lt;/span&gt;…) Et alors ça sent la cuisine au beurre un peu partout dans les cages d'escalier, et ça sent la pâtisserie à la crème… Ça sent le renfermé, le bas de laine, et le repas de famille. Ici, les zombies vont à la messe ou déjeuner chez leurs parents, ce qui revient au même. Puis ils rentrent chez eux en se plaignant systématiquement qu'ils ont trop mangé et que "ta mère cuisine toujours trop ou toujours trop gras etc. C'est comme ça. Ils ne le disent pas mais en vérité ils en sont fiers ; très fiers même s'en allant acheter des fleurs pour belle-maman, des éclairs au café pour grand-mère, un os de bœuf pour le chien de papa. Ce ne sont pas précisément ces dimanches qui sont tristes, mais bien tous ces zombies, ces endimanchés-là fuyant comme des anguilles dans leur vase-clos. Dans les villes bourgeoises du Nord, ça sent donc la pâtisserie à la crème et la cuisine au beurre jusque dans le cœur des mots. Ça ne sent pas très bon et, pour tout dire, la mort bien plutôt qu'autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2499487616695684070?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2499487616695684070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2499487616695684070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/zombies-dimanche.html' title='ZOMBIES DIMANCHE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3181158247127024939</id><published>2009-03-21T11:39:00.004+01:00</published><updated>2009-03-21T12:13:55.720+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rapines'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>FLEURS &amp; MOUTONS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Et un et deux et trois braves types qui, sous mes yeux, traversent le Parc —mon Parc— avec un bouquet de fleurs dans les mains… Ma parole ! quel est donc ce complot contre mon inconséquence et la pauvreté de mon imagination créatrice de désir, de réactivation passionnelle à la foi conjugale ? Hé quoi ! Certes il fait beau ; même grand bleu. Certes nous sommes samedi. Certes il est tôt. Certes je… Oh mais un instant ! Une seconde Monsieur le bourreau des cœurs. Ça y est, je l'ai ! Ne sommes-nous pas le 21 Mars et donc, comme tous les ans, le premier jour du Printemps. Intérieures, des cloches calendaires sonnent donc et leurs battants, durs, pistilés, sanguins, remuent l'aube comme une cuiller le café au lait. Et voilà comment les mâles du quartier sont soudain pris d'une turgescence amoureuse et florale, ainsi comme à la guerre s'en allant cueillir des projectiles communicants chez le fleuriste du coin. Belle bande de beaux-frères de Panurge en vérité. Belle bande de bœufs. Et quel cruel manque d'imagination tout de même ? Dire qu'un instant j'ai failli… Ah, que la peste soit de la publicité. C'est bien sûrement demain ou après-demain que j'en achèterai moi, des fleurs. Et tiens ! même que je me les offrirai à moi-même, pourquoi pas ? Solennellement sur la pas de la porte, en regard du grand miroir qui domine toute l'entrée de l'appartement. De plus, le Printemps les gars, c'était hier. Ce n'est tout de même pas de ma faute si vous ne savez pas ce que c'est qu'une foutue équinoxe ! Ce n'est tout de même pas ma faute si je n'y ai pas pensé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3181158247127024939?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3181158247127024939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3181158247127024939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/fleurs-moutons.html' title='FLEURS &amp; MOUTONS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-127587376989520857</id><published>2009-03-20T10:22:00.003+01:00</published><updated>2009-03-20T10:36:30.637+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prières'/><title type='text'>OFFICE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas vu de sang couler. Je me suis privé d'une partie de moi-même dans une douleur sous-tendue par l'absence du monde. Pas de traces. Pas de cicatrices. L'âme est intacte. Ces vols de vautours tenaces ni ces flux de rats dans les escaliers n'y changeront rien. Cette viande amuie, cette chair sèche, ce tas de boue et de chyme mélangées ne peut laisser qu'un goût de cendre dans la plus macabre des gueules tendues. Je dédie cet échec silencieux à mes morts. À tous ceux qui se tournent et se retournent en moi comme des alligators dans la vase. Je remercie Dieu ! sa cohorte d'anges et de vermines de m'avoir si souvent épargné de leur présence bienfaitrice et je leur crache au ciel. Je lècherai les orteils du diable jusqu'à l'os. Je mangerai ma femme et mes enfants jusqu'à la fin des temps. J'offrirai mon ventre et mon bas-ventre, mes humeurs mes excréments et tout ce qui pense en moi en un vif holocauste au royaume des Enfers. Non ! je n'écrirais pas ce livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-127587376989520857?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/127587376989520857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/127587376989520857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/office.html' title='OFFICE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3238907813711385561</id><published>2009-03-19T10:00:00.003+01:00</published><updated>2009-03-19T10:14:02.322+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vivants Piliers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondances'/><title type='text'>VIVANTS PILIERS</title><content type='html'>Il y a sûrement plus d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vivant pilier&lt;/span&gt; entre le métro &amp;amp; les hôpitaux ! Nul ne saurait être exhaustif ni totalement sérieux dans un tel alignement de poteaux sémiologiques, anaphoriques et loin de l'Amérique mais tant pis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il fait toujours chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il y a de longues galeries et tout un catalogue de signalétiques aux formes et typographies aussi variées que colorées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il y a des escaliers et des ascenseurs, des interdictions de fumer et  de stationner sur la voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il y a toujours du monde ; et aussi la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il y a des personnels en uniforme et des caméras de surveillance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il y  a des zones animées et des zones d'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux nous sommes  tous égaux (ou presque).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—dans le métro &amp;amp; les hôpitaux il y a des vivants et il y a des morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3238907813711385561?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3238907813711385561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3238907813711385561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/vivants-piliers.html' title='VIVANTS PILIERS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6355369821324856109</id><published>2009-03-18T18:24:00.003+01:00</published><updated>2009-03-18T18:33:41.779+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>AQUOIBONISTE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me flatte ici ou là en me poussant à publier ma prose,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez-y cher ami ! vous avez tant de trucs à nous dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est oublier la toute meilleure part de ces choses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que je ne sois en rien obligé de les écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6355369821324856109?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6355369821324856109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6355369821324856109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/aquoiboniste.html' title='AQUOIBONISTE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4996139170786417473</id><published>2009-03-17T09:48:00.003+01:00</published><updated>2009-03-17T10:20:12.506+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une Phase'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Epokhê'/><title type='text'>LA SOCIÉTÉ DES ASSOCIATIONS SIMPLES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;(…) je ne sais pas, une seule est sûre de chose c'est que si de tous temps les pauvres gens demandent de l'aide et de l'argent aux autres c'est tout simplement parce que l'inverse n'est pas vrai même si ça paraît parfois possible, et que la question n'est donc pas de savoir s'il faut donner ou pas ou peu ou plus et à qui à quand à hue et à dia… la question est toujours là, c'est toujours la même qui se pose à celui qui donne ou ne donne pas, à savoir à cet instant précis où son regard croise la question dans le regard d'un autre étendue là près la bouche d'égout, ça vole un instant, ça tombe et ça prend de la vitesse avant de pour choir en sonnant au fond de soi comme une piécette au fond du tronc paroissial… regard métallique, interrogateur, inquisiteur et profond, qui rassemble tous les romans sous des ailes entamées jusqu'à l'os,  jusqu'à la difficulté suprême de n'avoir plus qu'à penser à soi, là perclus dans une bulle crevée qui prend l'air et prend l'eau, qui prend tout de toute part et tout le temps… il y a intervalle, un sas  irréductible où ces regards se croisent et oui sont portés à se croire mutuellement, apparaissant et disparaissant en même temps entre les parenthèses coffres-forts du vif et du mystère… mais sans échappatoire fors la mort, je ne sais pas (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4996139170786417473?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4996139170786417473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4996139170786417473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/la-societe-des-associations-simples.html' title='LA SOCIÉTÉ DES ASSOCIATIONS SIMPLES'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1391041118334793053</id><published>2009-03-16T10:57:00.002+01:00</published><updated>2009-03-16T11:07:20.816+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>REMARQUE PORNOGRAPHIQUE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais aimé que mes livres s'écrivent tout seul, disait souvent Luigi Éden-Théa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1391041118334793053?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1391041118334793053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1391041118334793053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/remarque-pornographique.html' title='REMARQUE PORNOGRAPHIQUE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7388026272554294184</id><published>2009-03-14T11:22:00.005+01:00</published><updated>2009-03-27T18:48:21.122+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>HAINE DE PEAU &amp; SCIE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça pourquoi je t'imagine à traits rouges,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reflet du trou dans mon organe malade,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses valves déficientes qui fuient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la salirai ta peau  trop blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de sentiment sans vif,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arracherai la peau de ton visage avec des baisers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7388026272554294184?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7388026272554294184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7388026272554294184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/haine-de-peau-scie.html' title='HAINE DE PEAU &amp; SCIE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4675396931614828216</id><published>2009-03-13T09:27:00.003+01:00</published><updated>2009-03-13T10:27:59.154+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='James Joyce'/><title type='text'>MODESTE REMARQUE SUR LE RÉALISME DE L'ULYSSE DE JAMES JOYCE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si l'ironie sauvera le monde, mais elle peut sauver une journée. Dès lors, on peut effectuer à son tour et bien à son aise tout le périple péripatéticien de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Stephen &amp;amp; Léopold&lt;/span&gt; et en utilisant simplement ces cartes et guides distribués gratuitement dans les pubs et les lieux publics : à mimer presque la posture de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Julien Sorel&lt;/span&gt; sur les bords du Rhin, conduisant son cheval de la main gauche tout et tenant de la droite, la carte déployée des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoires du maréchal de Saint-Cyr&lt;/span&gt;… Le plus simple étant encore de lever ou de baisser le nez dans l'atmosphère dublinoise où s'engouffre allègrement à travers la saignée du port, le vent marin au bout de la Liffey. C'est-à-dire que chacun des 18 épisodes d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ulysse&lt;/span&gt; est linéairement stigmatisé sur les façades et les trottoirs de la capitale irlandaise, sous  forme de plaque de bronze —bas-reliefs ? L'ambition secrète —avouée et donc plus secrète— de James Joyce était de pouvoir servir un jour de base de données historiques et géographiques à la reconstruction de la ville au cas où celle-ci venait à disparaître. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lovely day for an earthquake ! &lt;/span&gt;Et c'est en raison d'une carence séculaire de séisme ou de tsunami depuis 1922, que l'œuvre joycienne a fini par avoir raison de l'Histoire, parvenant à ses secrètes fins sans en éprouver les moyens. Dont acte :  les touristes littéraires de la ville l'arpentent —œuvre en main—, dans un hypallage miltonnien qui n'eut pas déplu à Borgès qui n'aimait pas Joyce ; quoique. Le roman est désormais gravé dans la pierre et comme qui dirait coulé dans le bronze. Roman totalisant d'une ville totalisant par elle-même des totalités et des schémas nombreux, indéfinis, mais non infinis comme on l'a fait justement remarqué… Ulysse est une œuvre ouverte et circonscrite à la fois. Relativement générale comme une énergie lumineuse avançant tout droit selon une trajectoire courbe, c'est aussi une tentative de réification littéraire, ayant servi par ses causes mêmes, la tentation réifiante lapidaire de la commune de Dublin. Le livre comme miroir de la cité, a donné naissance à une cité miroir d'un livre. Miroir fêlé, comme il se doit. Miroir effrayant, comme il se devrait. Symbole de l'art irlandais selon la trouvaille de Dédalus. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Book of Kells&lt;/span&gt;. Victoire de l'auteur établie par défaut sur la fortune  anti-cataclysmique de l'Irlande de l'Est. Autant que la base d'une démarche romanesque, l'ambition spéculaire de James Joyce était à la base de sa rage d'écriture ; visage de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caliban&lt;/span&gt;. Parfois la littérature créé du mythe comme ne contredirait pas Homère —haut-père roulé dans la farine irlandaise façon meunière. Et quoi ! Qui nous dit que la bibliothèque prouve l'existence de l'âme, soit Dublin en tant que métempsycose d'Ulysse ? Qui d'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le refoulé à taille urbaine de l'Ulysse de Joyce, prend une forme accomplie précisément là où naît le roman : à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sandycove&lt;/span&gt;, sur cette côte sud de Dublin, d'où jadis on surveillait les navires ennemis, et naguère les transatlantiques et les courriers débouquant. La fameuse &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Martello's tower&lt;/span&gt; —craignant le pavillon napoléonien a une étymologie corse— est ici bien sûr devenue musée. Elle est donc d'une part pourvue du sempiternel marketing de produits dérivés et d'éditions en tous genres et, d'autre part dépourvue d'émotions. Dans une vitrine cadenassée, au fond à gauche, l'une des éditions originales de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ulysses&lt;/span&gt;, lovée dans sa couverture blanche et bleue rappelant certes le drapeau grec, mais aussi et surtout les armoiries dublinoises-mêmes ! Depuis la plate forme de tir oui, la mer est bien toujours la même et couleur de vin. Toujours recommencée et toujours à se définir elle-même. Il y  a toujours des hommes nus qui se baignent entre les rochers tout au long de l'année. Il y a toujours la tête d'un phoque coulissant sur le disque d'argent du port de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dun Laoghaire&lt;/span&gt;. On accède toujours à la petite tour par un sentier colimaçonesque, mais on va chercher son lait à l'épicerie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Spar&lt;/span&gt; du coin. À l'étage gît donc la forme de réification joycienne la plus accomplie. La fameuse pièce commune où trône la cheminée. Tout a été ulyssé dans le sens du roman. Tout est décoré selon les descriptions de Joyce et jusque dans ses moindres détails. C'est le complexe de Joyce. Et ça va si loin dans le cliché que même les rêves prennent corps, puisqu'on a introduit dans la réalité un élément doublement fictif ! Cette fameuse panthère noire, apparue à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Haines&lt;/span&gt; dans sa divagation nocturne est désormais belle et bien présente dans l'entablement de la cheminée. Véritable paradoxe, folle traduction, le fauve nous toise comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dédalus &lt;/span&gt;la baie de Dublin. Mais on aura beau faire, ici aucun visteur n'a plus peur aujourd'hui, qui regagnerait nuitamment la capitale, en nuisette et pieds nus,après une rupture des plus sensiques de l'art hospitalier légué par Zeus.  Sans demeure, les deux potes joyciens sont des sans-abrit beckettiens. Le premier chapitre du livre commence par telle rupture. Une tour comme une île au loin. Ne pas dormir. Ne pas céder. Boire pour ne pas oublier. L'ivresse est une extra-sensiblité. Le roman coupe, qui débute par la peur de la mort. La hantise d'une disparition qui dit son nom pour demeurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4675396931614828216?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4675396931614828216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4675396931614828216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/modeste-remarque-sur-le-realisme-de.html' title='MODESTE REMARQUE SUR LE RÉALISME DE L&apos;ULYSSE DE JAMES JOYCE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2083816912243388293</id><published>2009-03-12T10:54:00.002+01:00</published><updated>2009-03-12T11:24:24.391+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>PARADOXE OMBRAGEUX</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais toujours les mêmes rêves, disait Luigi Éden-Théa : Indescriptibles, décentrés, répétés à l'infini et pourtant toujours nouveaux sous la lune. Je les fais et je les défais tout ensemble et, en me réveillant, ne peux que constater que leur trame est aussi plissée que le tissus les draps où j'ai dormi. Je ne sais pas disait-il, la force qui m'y pousse est la même que celle qui m'en éjecte et me les fait oublier aussitôt.  Je ne me souviens jamais de mes rêves, et pourtant je sais que je les rêve et qu'il s'agit toujours des mêmes ; une famille de rêves composites autant que composés.  Il y des gens persuadés qu'ils ne rêvent pas !  C'est ce qu'ils disent, et c'est ce dont ils se persuadent comme ardents évangélisateurs d'eux-mêmes. C'est juste qu'ils ne s'en souviennent pas, ou bien qu'ils y résistent en sachant toute la valeur de leur combat. Pour ma part je crois qu'on rêve comme on se nourrit, j'en suis bien sûr. On rêve pourquoi et on rêve parce que… Et aussi que nous ne sommes pas libres, disait Éden-Théa. Nous ne sommes jamais libres et c'est cela que nous dit le phénomène du rêve. Pas les rêves ! Pas l'interprétation symbolique, phénoménologique ou psychologique ou quelque hic qu'on voudra des rêves, non ! Je veux dire le fait onirique lui-même comme on dit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fait social&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fait religieux&lt;/span&gt;. Lui seul, décanté dans le temps et dans l'espace, se constitue et ondoie telle une planète en giration lente autour de corps allongés, assoupis, bouleversés par le sondage de leur propre nuit. La face cachée du cerveau n'est pas que l'ombre de la lune, disait Luigi Éden-Théa. Un projecteur transperce l'obscurité et vient en frapper les parois de fulgurances picturales, de traces et de lumières portées qui, paradoxalement, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;éclairent le feu&lt;/span&gt; de la vie. Je sais bien que c'est paradoxal, et que je n'y puis rien faire. Je suis un paradoxe vivant comme dit l'autre, mais je le sais. Et le fait est que si je ne me souviens jamais de mes rêves, je sais pertinemment que je les vis, en dormant. Ça me suffit, disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2083816912243388293?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2083816912243388293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2083816912243388293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/paradoxe-ombrageux.html' title='PARADOXE OMBRAGEUX'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-667358048082035990</id><published>2009-03-11T11:25:00.002+01:00</published><updated>2009-03-11T11:28:25.352+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>LE VERROU</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je voulais je pourrais écrire un super poème. Quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prendrais des fleurs des rimes et des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prendrais le meilleur de moi et aussi tout mon temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je voulais je pourrais oui ! Sauf que je veux pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-667358048082035990?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/667358048082035990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/667358048082035990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/le-verrou.html' title='LE VERROU'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3965793324305003882</id><published>2009-03-10T13:57:00.004+01:00</published><updated>2009-03-10T14:09:02.928+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enfants'/><title type='text'>MEDIUMITÉ</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les enfants sont des voitures, des transistors, des cartes-mémoire, des bits électroniques avant que de devenir des Hommes… disait Luigi Éden-Théa. Ce ne sont que des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;medium &lt;/span&gt;à nos propres passions, qu'ils véhiculent puis éclusent à satiété. Et je ne hais rien moins que le terme "descendance", qui fait de nous autres des grands singes et d'eux, quelque vulgaires petits signes sous les branches. La pire de toutes les médiations appartenant à celui ou celle qui, parmi nous dépourvu de toute passion, n'en saurait trouver que dans une vengeance méthodique à l'égard des enfants —les siens ou  ceux des autres : Ah ! les professeurs—, dans ce genre de transmission, d'héritage, de morale ou de valeurs universelles sentant leur bon goût de soupe froide, disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3965793324305003882?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3965793324305003882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3965793324305003882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/mediumite.html' title='MEDIUMITÉ'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7396562294317244265</id><published>2009-03-09T11:15:00.006+01:00</published><updated>2009-03-10T13:57:15.757+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='À L&apos;Établi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>RATS COMME FLOCONS</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent c'est en marchant, disait Luigi Éden-Théa. Les mots me tombent dessus comme des flocons de neige, ou me remontent le long des jambes comme des rats. Beaucoup se retiennent en pentes sur les toits, s'accumulant en couches inégales et dans la tentation de se laisser aller à leur tour… ou nagent longtemps dans les égouts de ma ville en se gonflant de haine —même si je sais bien que la plupart d'entre eux voltigent dans une zone précise du ciel et des enfers, et que jamais ils atteindront le sol de mon crâne—, disait-il. Les mots dansent. Chacun danse un instant sur son aire, toujours prêt à statufier le réel sur pied, à ensacher la moindre sensation dans une gangue de sel et faire croire au reste du monde que oui, la moindre seconde est un paquet cadeau. Sans tourner une seule fois la langue dans leur petite bouche, ces mots, bien aiguisés, bien huilés et prêts à l'emploi sont là, en haut comme en bas, à l'affût. Ils ne demandent rien ? Ils ne demandent que l'impossible disait Éden-Théa. D'une manière infime —à la fois saisissante et mystérieuse— ils auront tôt ou tard la force d'exister, de jaillir des choses et de se redresser comme de vieux singes sortant leur gueule affamée des chenaux et autres caniveaux.  Ils voudront faire rendre gorge à la vie, à tous les éléments de ma vie et à ce qui l'alimente en permanence depuis que le monde est monde, que le ciel est ciel, que le temps est paysage et le paysage temps… Les mots ne demandent qu'à lâcher prise, qu'à se saisir de la réalité quitte à lui sauter au visage au coin de la rue. Et à cause de moi, ils s'apprêteront toujours à faire corps, à consister et à demeurer. Mais les mots sont des perdants, disait Luigi Éden-Théa. Ils font cette gueule de guerre, montrant leurs crocs et leurs volonté d'enragés mais leurs mâchoires sont elles-mêmes de neige. Juste le temps de le dire, de s'énoncer eux-mêmes qu'ils auront déjà disparu, vivement effacés par la couche horizontale et spéculative suivante. Les mots dont je parle, seront amuis par d'autres mots, des mots silencieux volatils et fondants ; mes propres mots peut-être, disait-il ? Peu importe. Les mots crient sans cesse aux loups dont le nom est les mots. Des rats tombant en pluie et des flocons de neige remontant dans la nuit. L'espace d'un instant, ils ont eu et ils auront cette puissance bestiale, cette capacité d'injonction qui, parfois, fait cercle autour de moi ; enfin, ce que je crois naïvement être moi, être eux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7396562294317244265?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7396562294317244265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7396562294317244265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/rats-comme-flocons.html' title='RATS COMME FLOCONS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6273022949820572430</id><published>2009-03-08T13:26:00.006+01:00</published><updated>2009-03-08T14:48:37.736+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceci n&apos;est pas un rêve'/><title type='text'>LA PLAGE DES BLOG-TROTTERS AUX CHEVEUX LONGS</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je me suis laissé aller. J'étais fatigué et j'ai laissé mollement choir mon front contre l'écran de l'ordinateur allumé. Je ne me suis pas vraiment senti devenir électrique, ni vibrionner illico d'une suite infinie de un et de zéro. Mais j'ai vite eu la tête chaude, et j'ai fait ce rêve étrange. Mes cheveux poussaient en accéléré et de toutes les couleurs. Fins et noués en liasses de J, ils devenaient lianes puis arbres incandescents penchés dans le sens d'un vent qui n'était autre que le mouvement même de mon rêve. Dans cette forêt capillaire et croissante, j'entendais des bruits de soudure à l'arc et de compresseurs comme dans d'autres bois hurlent des loups et rôdent des  corbeaux. Tous les végétaux se courbaient dans le sens de mon passage, et je semblais aller vite. Je sentais de plus en plus que je devais arriver quelque part, ou que quelqu'un m'attendait.  Les limites du chemin, les talus et les herbes, le ciel et sous son poids l'horizon étaient fait de mes cheveux qui couraient littéralement de tous côtés comme des flux de vitesse dans un dessin animé. Ma tête était de plus en plus chaude. Mais agréablement chaude, comme un soir d'été en Provence, ou une nuit pluvieuse en Baie d'Halong. C'est pourquoi je suis descendu vers la plage comme on sort de l'autoroute. La mer était verte et lisse comme une soupe, et tout autour de la baie s'élevaient des murs végétaux en H immenses et striés ça et là de veines bleu-noir. Je ne saurais décrire le vacarme des oiseaux ; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;multicolore&lt;/span&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres étaient là depuis un moment quand je suis arrivé. Ils me dirent aussitôt que d'autres arriveraient sans doute plus tard et que certains étaient déjà repartis. Tout le monde parlait de ses cheveux et des cheveux des autres. Et c'est vrai que nous avions tous en effet d'étranges et longs cheveux, dont certains rejoignaient la mer et d'autres les végétations luxuriantes derrière nous. L'aube semblait se lever depuis toujours et devoir  rester pâle. Nous avons parlé pendant longtemps. Je ne sais pas… Très longtemps. De temps à autre, de l'électricité agitait l'air en faisant naître de minuscules aurores boréales en forme d'Y au-dessus de nos têtes. Les uns ou les autres apparaissaient ou disparaissaient sans crier gare, comme des voyageurs dans un aéroport ou des idées volantes dans l'esprit. De petites vagues de soupe verte venaient rythmer les débats sur la plage, et le manège indéterminé des corps ni les formes volatiles du paysage ne paraissaient rien moins que naturels, tout comme la respiration la déambulation ou la communication humaine. Nous étions tous assis sur le dos de barques retournées ou sur des filets de pêche multicolores et, au loin, nous entendions la rumeur des grandes vagues océaniques venir se briser sur la barrière de corail et retomber en  nasses d'eau vive sur le clavier minéral tout autour de la baie.  Le front brûlant,  je relevai la tête avec les lettres J, H et Y et   imprimées en vert, bleu et noir sur ma joue droite…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6273022949820572430?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6273022949820572430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6273022949820572430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/la-plage-des-blog-trotters-aux-cheveux.html' title='LA PLAGE DES BLOG-TROTTERS AUX CHEVEUX LONGS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1703286300597298355</id><published>2009-03-07T11:56:00.002+01:00</published><updated>2009-03-07T11:56:00.204+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>UN HOMME DE DOS II</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SbEB0nUl0oI/AAAAAAAABWA/sF5C7d5m9Nk/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SbEB0nUl0oI/AAAAAAAABWA/sF5C7d5m9Nk/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310027439066698370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Le ciel vient de prendre cette très précise couleur de prune. Et l'homme, de dos, son visage absent, regarde la mer. Confondus dans un geste tout ensemble d'une extrême banalité et d'une profonde mélancolie, ni l'un ni l'autre du paysage et de l'homme ne nous regarde, et pourtant on ne peut faire autrement qu'y penser ! que se projeter dans le gouffre de ce dos qui fait face qui fait écran entre la mer et nous, entre eux et nous, lui et nous. Une telle absence, blottie dans l'harmonie d'une fin de journée,  alanguie, est là possible comme une invite. Quelque chose commence au moment même où tout semble finir, et qui bifurque "tout droit" par a-coups d'aventures minuscules, par suspends d'imaginaires entre vaguelettes, entre ces lèvres minces ravalant la lumière comme une salive excitée et faisant vers l'intérieur ; à jamais. On peut  se perdre en pareil dos, dans ce paysage avec dos, ce dos-écran ne portant un crâne que par défaut. Le monde absent de cette modeste tête nous parle comme un monde. Il n'y a pas de plus présente pensée. De présent, mieux pensé. On pourrait se mettre à flotter, à errer et naviguer à vue avec tel dos pour esquif ; endosser cette absence. Mais cet être sans visage, cet homme de dos, cette face face au paysage deviennent tellement ce qu'ils regardent là ! Ils collent si parfaitement à ça dans notre esprit qu'ils sont devenus ce qu'ils regardent. Il est là cet homme, de dos, à l'affût et c'est n'importe qui qui devient homme du paysage. Celui par qui le paysage surgit, ses prunelles un peu vagues, celui par qui le regard arrive, roule sur la baie, monte, se redresse, bouillonne, mousse, se pourlèche et repart en arrière vers l'horizon… Il est là ! Il y est et il y reste comme le miroir de la mer. Il est mer et la mer est en lui, infinie. Petit à petit l'océan l'a gagné, l'idée éternelle de l'océan, l'éternité, l'ont gagnés. La réalité d'une idée est à l'attaque dans le fondu-enchaîné des ces couleurs et formes veloutées mais chargées de noir. Lentement, cet homme de dos, cette falaise humaine a troquer ses pieds de plomb pour des idées d'argile.  Sa tête va bientôt tomber sur le sable. Un peu de sang brun se mêlera aux rinceaux de l'écume, faisant rouler sa tête dans une écharpe blanche et la repoussant plus haut sur la plage, jusqu'à ce qu'une autre vague, plus ferme, plus déterminée encore, la soulève et l'emporte définitivement dans un rouleau définitif et contraire, mettant fin à ce long et lent sacrifice. L'espace d'un instant, au loin, peut-être verrons nous encore flottiller sa tête amuie parmi les écailles de lumière bleu-argent de la baie agonie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1703286300597298355?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1703286300597298355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1703286300597298355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/un-homme-de-dos-ii.html' title='UN HOMME DE DOS II'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SbEB0nUl0oI/AAAAAAAABWA/sF5C7d5m9Nk/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4584057870389064049</id><published>2009-03-06T11:23:00.002+01:00</published><updated>2009-03-06T11:53:25.738+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>UN HOMME DE DOS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SbD6jqrR_8I/AAAAAAAABV4/jm3Ajh-aOHc/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SbD6jqrR_8I/AAAAAAAABV4/jm3Ajh-aOHc/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310019451328004034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le ciel vient de prendre cette très précise couleur de prune. Imaginons qu'un homme regarde la mer. Que fait-il là ? D'où vient-il exactement ? À quoi pense-t-il ? Il doit avoir des idées du derrière et du devant de la tête. Il a, potentiellement, toutes les idées du monde. Il est là dans le rugby du temps et de l'espace, offrant son dos tout en dérobant son visage et les secrètes arcanes de son regard. Il est là, mais il n'est pas là. Ses yeux sont portés au loi. Déroutés vers un ailleurs qui ne s'arrête pas forcément avec l'horizon. Cet homme regarde la mer, et il semble disparaître sous nos yeux, se noyer fictivement dans l'eau courbe de nos yeux. Ce corps sans visage, cette ombre dans le cadre, a fini par susciter son propre fantôme et par décocher une onde de curiosité qui vient se planter au ralenti en plein cœur de sa cible ; une zone reculée du cerveau. Corps sans visage qui fait monter la valeur de l'absence, qui troue littéralement le paysage en attirant à lui tous les éléments hétérogènes du décor. Il fait corps avec le paysage. Il en fait part. Saisi dans ce qui forge une durée latente, le flux de ses pensées est aimanté là de questions et d'intérêts. Une forme de transmigration de son semble être à l'œuvre ? L'ordre de sa tête est bouleversé par ce contact sensible avec l'horizon, avec l'infinitude et l'oubli de soi. Les cils de ses yeux sont courbés dans le sens de la lumière, qui ne cessent de tresser de possibles vaisseaux de soie. Son regard surfe sur le rebours de chaque vague, et son imagination croisera bientôt des bateaux à voiles, des chalutiers, des super tankers rouges et noirs, des icebergs bleu acier, des troncs d'arbres flottants et des baleines franches émettant des chants australs. Il voudrait partir. Mentalement il part. Il est déjà parti. C'est que, réellement, il ne peut-être que part et parti…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4584057870389064049?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4584057870389064049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4584057870389064049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/un-homme-de-dos.html' title='UN HOMME DE DOS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SbD6jqrR_8I/AAAAAAAABV4/jm3Ajh-aOHc/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7829615795738733804</id><published>2009-03-05T11:28:00.004+01:00</published><updated>2009-03-05T12:08:04.867+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceci n&apos;est pas un rêve'/><title type='text'>LES ENGOULEVENTS DE LA CHAMBRE ASSIÉGÉE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dans la fumée du réveil, j'étais sûr de tenir entre les mains le petit corps ferme et bien fait d'un texte idéal à écrire ici-même. Il y avait là l'ébauche d'une idée sur quelque chose, et tout autour de cette imprécision quelques mots qui semblaient bien s'aimer. Je me suis répété plusieurs fois des phrases en silence. Je les ai pesées comptées et divisées dans cet habituel et simple mouvement de lego, qui est comme une autre manière de dire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;écriture&lt;/span&gt; ; voire plu. Un rai de lumière ayant allègrement filtré sous la porte de ma chambre, j'étais sûr que mes modestes phrases se gravaient déjà dans le marbre, filtrant à travers mes yeux mi-clos, forçant le mur épais de fumée matinale et roulant sur le parquet pour aboutir ici, et maintenant, en une suite royale de uns et de zéros malicieux… C'était compter sans les maléfices qui font le siège de tout dormeur qui s'éveille ! Ces anges et autres démons qui font une pâture constante de toute "idée en l'air", et se nouent telles des chauve-souris tropicales dans la moindre chevelure de parole. S'il avait fait plus froid, nul doute que, avec précaution, je les aurais recueillies  —gelées en l'air— dans un vulgaire panier d'osier. S'il avait fait plus chaud, nul doute non plus que je les aurais retrouvées en manne sous la douche. Mais il aura fallu que ce soit aujourd'hui. Et qu'à ces heure et minute précises tout cela phrases informes et formes sans phrases, s'offre à la gueule ouverte de ces monstres carnassiers et minuscules, qui chaque matin, rôdent au-dessus de mon lit tiède et fumant comme des engoulevents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7829615795738733804?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7829615795738733804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7829615795738733804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/les-engoulevents-de-la-chambre-assiegee.html' title='LES ENGOULEVENTS DE LA CHAMBRE ASSIÉGÉE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1061454930749370047</id><published>2009-03-04T16:25:00.005+01:00</published><updated>2009-03-04T16:35:52.054+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une Phase'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prières'/><title type='text'>LA GRANDE BOUFFÉE D'AIR</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Respirer, ouvrir, fermer, manger, boire, respirer, mouiller, goûter, dégoûter, fuir, respirer, lire, manger, boire, regarder, respirer, relire, fermer, ouvrir, dormir, respirer, rêver, lire, relire, rouvrir, respirer, rêver, lever, enlever, embrasser, respirer, sucer, pisser, déféquer, éjaculer, respirer, manger, boire, dormir, rêver, respirer, respirer, respirer, respirer, respirer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1061454930749370047?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1061454930749370047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1061454930749370047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/la-grande-bouffee-dair.html' title='LA GRANDE BOUFFÉE D&apos;AIR'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4283658308426053750</id><published>2009-03-03T09:49:00.005+01:00</published><updated>2009-03-03T10:17:37.402+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>LE SAUT NON-QUALITATIF DU CHEVAL</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est courte. Juste assez courte… Par contre les journées sont longues. Il ne le sait évidemment pas mais dans soixante-cinq ans sept mois douze jours et une poignées de minutes serrées comme les pierres autour du feu, celui que nous connaissons sous le nom de Luigi Éden-Théa va mourir. Tout est écrit en ce cas. Mais tout est invisible, illisible et par-devers soi tout désécrit. Et pourtant il va bien lui falloir la vivre cette vie ; jusqu'au bout.  Et jusqu'à la dernière goutte, qu'elle soit d'eau d'alcool ou de ciguë l'amphore est encore pleine, qui ne roule sur aucun de ses côtés gravides, n'oriente en rien le jugement du buveur et ne réfléchit jamais le ciel que là brisé, dans l'étau courbe de sa surface. L'univers est aussi plat qu'un simple disque d'eau calme. Toutes nos vies enlacées qui se penchent ne savent que sombrer. Elles recouvrent d'ombre le peu de lumière qui nous a fait naître. Le jet d'eau pure est souillé par le coup de dents ceignant l'omphalo-cordon. La vie est courte. Un pont de cordes tissé sur l'antre infini. Juste assez courte la vie… comme le saut d'un cheval au-dessus d'un abîme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4283658308426053750?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4283658308426053750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4283658308426053750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/03/la-vaste-tribu-des-paradoxhommes.html' title='LE SAUT NON-QUALITATIF DU CHEVAL'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5912567945303571136</id><published>2009-02-24T09:27:00.000+01:00</published><updated>2009-02-24T09:28:34.750+01:00</updated><title type='text'>IDEM</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AÏE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5912567945303571136?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5912567945303571136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5912567945303571136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/idem.html' title='IDEM'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8170123870281039352</id><published>2009-02-23T13:56:00.007+01:00</published><updated>2009-03-27T18:46:32.021+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>MINIMAL—MALMINI</title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas bien, pas faim…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt; &lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Malade, fatigué je ne sais pas…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;En tout cas incapable d'écrire plus de 3 lignes c'est sûr !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8170123870281039352?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8170123870281039352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8170123870281039352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/minimalmalmini.html' title='MINIMAL—MALMINI'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5645037172969265856</id><published>2009-02-22T10:37:00.003+01:00</published><updated>2009-02-22T10:48:02.474+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dimanches'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>POINTE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais jamais quel fichu jour on est de la semaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je sais toujours quand on est dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune idée si c'est normal même si c'est bien étrange,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui je vais ravaler ma gêne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5645037172969265856?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5645037172969265856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5645037172969265856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/pointe.html' title='POINTE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8502981002505688620</id><published>2009-02-21T15:16:00.004+01:00</published><updated>2009-02-21T15:22:46.004+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Comme'/><title type='text'>COMME IX</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une gerbe d'électrons quadrangulaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un faisceau de lignes inenchevêtrables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un volcan aplani sous sa propre rumeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nid vide de tout commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8502981002505688620?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8502981002505688620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8502981002505688620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/comme-ix.html' title='COMME IX'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1678493272573064235</id><published>2009-02-20T10:37:00.006+01:00</published><updated>2009-02-20T11:53:43.966+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Borges'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Burton'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondances'/><title type='text'>L'ART DES TIGRES</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lors de sa conférence à la Sorbonne en 1979 —que la télévision française eut la bonne idée d'enregistrer—,  interrogé sur l'actualité de ses lectures Jorge Luis Borges répondit que, depuis de nombreuses années déjà, il ne lisait pas ou peu ses contemporains, et qu'il préférait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;relire&lt;/span&gt;. Et à un trissotin tenant absolument à lui infliger oralement quelque passage d'un livre de Michel Butor ou de Robbe-Grillet je ne sais plus… où gisait la métaphore ultra-moderne d'une certaine "herbe molle" ! le vieil argentin répondit sans l'ombre d'une hésitation qu'il préférait de loin "l'herbe noire" de Victor Hugo et de son Booz endormi… Comme l'on a pu dire de tel grand artiste contemporain que sa plus grande œuvre fut sans conteste son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;emploi du temps&lt;/span&gt;, ainsi peut-on avancer l'idée que la plus grande œuvre de Borges fut probablement l'emploi de sa mémoire. La structure méandreuse de la plupart de ses contes et de ses poésies ne fait qu'épouser chimiquement les circonvolutions du cerveau humain qui définissent l'art de se souvenir comme un voyage odysséen au travers de lectures qu'il s'agit de mettre en correspondances selon le modèle mélancolique de Burton qu'il admirait tant : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme un faucon aux longues ailes qu'on porte sur son poing, lorsqu'il est tout d'abord lancé et que, pour son plaisir, il décrit de nombreux circuits dans l'air, et continue à s'élever toujours plus haut jusqu'à ce qu'il ait atteint toute son altitude&lt;/span&gt;, ainsi l'ange sagittal de la mémoire décoche-t-il ses flèches courbes qui retombent sur le sol. C'est au niveau purement cortical un formidable exercice physique, un bain de jouvence permanent capable d'entamer jusqu'à la progression des rides et, plus grave, celle de la cécité. Une entreprise d'une sombre clarté, une ténébreuse ambition digne d'être chantée comme celle d'Ulysse ou de Martin Fierro, mais dont la vacuité est celle de ce piètre chevalier face à d'éternels moulins. La remémoration lente, toute humaine, de tout ce que l'on sait ou croit pouvoir savoir de son vivant est une pierre noire mortifère et comme posée au milieu du feu. Et qu'à Dieu ne plaise qu'elle soit jamais parfaite sans défaut ni coutures, l'auteur et son double sachant tous deux que la pire des malédictions fut celle du funeste Funes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectre du livre total —mallarméen ou autre— hante nombre d'entreprises littéraires universelles. Mais chez Burton jadis comme naguère chez Borges et, aujourd'hui, chez Quignard par exemple, il ne s'agit pas d'agiter la totalité de l'arbre-à-palabres et d'en laisser simplement retomber les fruits mûrs dans une bassine de cuivre… Si l'on secoue un livre, n'importe quel livre au dessus d'une table, qu'en tombe-t-il donc sinon d'autres livres ? Encore et toujours des livres. Cette opération de lectures-digestion-écritures étant la base même de toute forme de littérature, elle est donc à la portée du moindre plumitif se croyant assermenté par premiers ses poèmes d'amours heureuses… Dans son dernier texte, c'est encore et toujours à la mémoire —à sa propre mémoire— que Borges va comme on allait aux Dames. Sa vertu dernière venant se lover félinement dans le tiède espace de ses premières émotions, il est bien clair, et jaune translucide, que la masse des choses que l'on ignore étant de toutes les façons encore et toujours supérieure à  l'idée même que l'on s'en fait, et qu'il est légitime et paradoxal de concentrer son ardeur sur ce qui est cher, profond, indéniable à qui sait qu'on ne domine point sa mémoire. Cette mémoire, qui : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nous représente non pas ce que nous choisissons, mais ce qui lui plaît&lt;/span&gt; écrit Montaigne. Sortant tel un dieu grec tout armé de la bibliothèque paternelle, le petit Georgie ne pouvait que répéter et ré-écrire ( c.f Michel Lafon.)  Pour l'enfant-roi de Palermo, son crâne tout enturbanné de rumeurs chevalines, de grincements de tramway, de chansons populaires, de rixes nocturnes, de grincements de citerne et de coassements de grenouille le vaste monde réel n'était qu'une pièce au bout de l'allée, à l'opposé précis du monde de la fiction. De ses jeux  enfantins  tapis au fond d'une cour arrière et en compagnie de la sœur aimée, le  visage de J.L Borges fut aussitôt strié par les barreaux de fer noir du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;zaguan &lt;/span&gt;qui donnait sur l'horreur et les mystères de la rue et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'almacen&lt;/span&gt;. Le petit Georgie fit de son imaginaire le tigre prisonnier d'un bureau tranquille entièrement muré de livres plus ou moins merveilleux. Dedans, dehors et entre les deux, il croyait sans doute à cette indéfectible horizontalité de l'Enfer, du Purgatoire et du Paradis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1678493272573064235?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1678493272573064235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1678493272573064235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/lart-des-tigres.html' title='L&apos;ART DES TIGRES'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2421337219801022493</id><published>2009-02-19T10:12:00.004+01:00</published><updated>2009-02-19T10:32:04.771+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Epokhê'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>AAAAAAAAAH !</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah Ah Ah ! Et sinon toi, qu'est-ce que tu fais dans la vie à part ça  ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah bon ! Et… euh, comment dire ! Sinon qu'est-ce que tu fais vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Presque rien&lt;/span&gt;… Tu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;défais&lt;/span&gt; ! Mais, qu'est-ce que tu défais ! comprends pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Bon ! Et… euh, comment dire ! Tu me défais moi ou ma question ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2421337219801022493?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2421337219801022493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2421337219801022493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/aaaaaaaaah.html' title='AAAAAAAAAH !'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2311794087881223464</id><published>2009-02-18T09:21:00.006+01:00</published><updated>2009-02-18T10:07:45.789+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dialogues de muets'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>SAINT-GEORGES, LE DRAGON ET LES DIDASCALIES</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;— Non mais franchement ! Tu peux me dire qu'est-ce qui peut rivaliser avec une terrasse de café ? Tu peux mle dire ? Littérairement, jdis ! Hein ! Y'a pas mieux non ! Y'a pas plus grand non plus ! C'est ltop et pi c'est tout. Une terrasse de café c'est comme le plus grand roman du monde ! À ciel ouvert en plus. Dla poésie sonore, dla poésie concrète, dl'art du roman, dla question du réalisme, dla littérature à contrainte, dl'exigence de dialogues, dla psychologie des personnages… Tu vois ? Et une forêt de gestes humains, un carnaval des visages… Tout tout jte dis ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;( hautain )&lt;/span&gt; Tout est là mon vieux, t'as plus qu'à remballer tes gaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Non non ! Tu peux yaller ! Tu trouvras pas mieux c'est tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Non jte dis ! c'est comme ça ! Tu pourrais rester des heures à rgarder à écouter à mentalement dessiner des dizaines de personnages pour tes bouquins et tout… Quoi tu les vois pas toutes ces têtes, tous ces fragments existentiels, toutes ces micro-planètes en orbite autour de la terrasse, autour de ta propre tête à toi ? Y'a  des jours entiers à y passer, à y questionner tes sens et à y apprendre… à vérifier à contredire à recouper à monter et à descendre en toi-même comme un bon gros ludion…  Y'a des années qu'est-ce que jdis ! Y'a des siècles accumulés en couches dans le pré carré d'une terrasse de café… Des neiges éternelles à gravir par l'horizon des oreilles… &lt;span style="font-style: italic;"&gt;( un peu fier de lui )&lt;/span&gt; C'est infini mon vieux ! Tout simplement infini ! C'est profond comme la mer… C'est… C'est comme la Bible…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Non y'a rien à voir ! Y'a rien à regarder d'autre mon vieux ! Quand jpense à tous ces livres… À toutes ces pages inutiles… Quand jpense à tous ces arbres abattus…&lt;span style="font-style: italic;"&gt;( pensif )&lt;/span&gt; Abattus en vain pour quoi ? Hein ! Pour des écrits valant pas tripette et qui… Non  vraiment c'est pas possible !  Mais putain mais sortez de votre bureau  puant le rance et sortez vous installez à une terrasse de café…  Sortez de chez vous les mecs et sortez vos calepins qu'est-ce que vous attendez ? Tu prends un magnétophone, je sais pas moi…  Non tous ces arbres abattus là, pour rien ! Pour rien jte dis ! Y'avait qu'à s'installer à une terrasse et c'était tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— &lt;span style="font-size:100%;"&gt;?, (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; l'air morose, abattu&lt;/span&gt;. )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Et si… Jveux dire… Et si elle vide… ta terrasse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— &lt;span style="font-style: italic;"&gt;( … )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2311794087881223464?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2311794087881223464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2311794087881223464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/saint-georges-le-dragon-et-les.html' title='SAINT-GEORGES, LE DRAGON ET LES DIDASCALIES'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4537744599968356776</id><published>2009-02-17T09:19:00.003+01:00</published><updated>2009-02-17T10:54:46.151+01:00</updated><title type='text'>MISE EN ABYME</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 128, 128);font-family:arial;" &gt;&lt;b style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://l-autofictif.over-blog.com/article-28024508.html"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;« Je suis paresseux, c’est mon vice, si paresseux que, tous mes livres, je les ai écrits sur un pupitre incliné, laissant ma main lasse entraînée par son seul poids lentement en noircir les pages.»&lt;/blockquote&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;         &lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;      &lt;a href="http://l-autofictif.over-blog.com/"&gt;  Éric Chevillard, in L'Autofictif, 481.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4537744599968356776?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4537744599968356776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4537744599968356776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/mise-en-abyme.html' title='MISE EN ABYME'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-14435691360980970</id><published>2009-02-16T11:18:00.004+01:00</published><updated>2009-02-16T12:02:15.199+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Calme de blanche'/><title type='text'>ENCRE BLANCHE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;J'aime la neige parce que, quand elle se pose sur le paysage comme ça, on dirait qu'elle choisit de révéler les choses, disait Luigi Éden-Théa. Elle semble avoir ce don de faire parler les éléments de la nature, ces choses visibles mais amuies, ces ombres sans soleil qui se redressent à son passage. J'aime la neige qui se révèle elle-même, texte fantôme enfermé derrière des barreaux noirs et blancs comme dans une estampe japonaise, disait-il. Les éléments du paysage sont un à un détourés par les couches de neige. On dirait de petites icônes dépassant d'elles-mêmes ; taches de papier sur du papier. La neige avance en profondeur. Elle fait monter tout en tombant. Les choses se redimensionnent sous nos yeux, le toit s'épaissit, le jardin se dédouble, chaque arbre déborde peu à peu d'un autre arbre, un arbre fantomatique comme une révélation photographique, un mirage. Et ce n'est pas ici qu'une affaire de raffinement, disait Éden-Théa. Il n'y a pas d'aboutissement ni de perfection sûre dans ces petites épiphanies floconneuses. J'ai le sentiment qu'il s'agit surtout de contrastes ! D'une contradiction à l'état brute, tombée durant la nuit et que l'aube émerveille d'une question neuve encore embuée de sommeil. Ce contraste, cet écart apparaissent précieux comme semblant immotivés. C'est là que la neige me touche, disait-il. Dans la clarté obscure de sa révélation par la fenêtre. Dans la boule humide et collante qui roule à l'envers dans le paysage mental. La neige d'aujourd'hui ne tombe  jamais seule dans le jardin. Elle s'accumule aussi sous le crâne, dans ces zones aphones de la mémoire et de l'oubli. La preuve en est que même en image, même esquissée sur une mauvaise reproduction d'Hokusaï accrochée au mur d'une salle d'attente, je sais que j'ai toujours envie de toucher la neige, disait Luigi Éden-Théa. Envie de fringale, et de l'exprimer lentement entre ses doigts, comme un fruit mûr, un désir estival, un souvenir d'enfance disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-14435691360980970?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/14435691360980970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/14435691360980970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/encre-blanche.html' title='ENCRE BLANCHE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8621923674714918572</id><published>2009-02-15T10:51:00.004+01:00</published><updated>2009-03-27T18:49:21.803+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>SOLANGE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la mort du devoir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je m'apprêtais à te gravir entière,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À monter lentement vers toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais avec la mort du savoir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai compris au bas de l'escalier,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et jai voulu vers toi dégravir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vers toi là dernière,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai compris que la première marche,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est le ciel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8621923674714918572?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8621923674714918572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8621923674714918572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/solange.html' title='SOLANGE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2628730569377807870</id><published>2009-02-14T11:59:00.004+01:00</published><updated>2009-02-14T12:13:18.426+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondances'/><title type='text'>NE TE CONNAIS PAS TOI-MÊME, ÇA NE SERT À RIEN</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¶— Friedrich Nietzsche : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'homme est un pont entre le singe et le surhomme.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¶— Baruch Spinoza : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le sentiment de libre arbitre nous vient de l'ignorance que nous avons des causes réelles.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¶— Henri Meschonnic : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais, la poésie du XVIIème siècle… On peut passer toute sa vie à étudier la poésie du XVIIème siècle ! On n'en finira jamais.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¶— Oscar Wilde : «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Je mets mon génie dans ma vie. Dans mes livres je ne mets que mon talent. C'est tellement ennuyeux d'écrire.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¶— Tag 1968, Campus de la Sorbonne : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rien n'est vrai ! Tout est permis&lt;/span&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2628730569377807870?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2628730569377807870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2628730569377807870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/ne-te-connais-pas-toi-meme-ca-ne-sert.html' title='NE TE CONNAIS PAS TOI-MÊME, ÇA NE SERT À RIEN'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3451777376221915555</id><published>2009-02-13T09:27:00.005+01:00</published><updated>2009-02-13T10:14:41.144+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Epokhê'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>LE POLYSTYRÈNE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi de gauche de droite et de noir ou de blanc, disait Luigi Éden-Théa. Pourquoi comme ci et comme ça, en haut ou en bas c'est épuisant à la fin non… Et au début aussi ! On a tous appris à l'école qu'il y a une infinité de chiffre entre 0 et 1, disait-il ! Et moi je te dis qu'il y a une infinité de points entre une extrême et l'autre ! Une infinité de tons entre le rouge et le bleu ! Une infinité de moi entre le moi d'avant et le prochain moi ! Je ne suis pas réductible à la vision bivalve, disait Luigi Éden-Théa. Je ne suis pas un coquillage  ! Je ne suis pas non plus une bouche d'ombre, aux contours coupants, ne se définissant que par sa fracture noire, son abîme grandit par tous les jours et par les os blanchis des morts. Si tu veux être ça, disait-il, c'est ton problème ! Si tu ne veux être que ça, c'est vrai que c'est un problème et, sincèrement, je te plains  ! Mais si tu veux que moi, que lui, que les autres soient comme ça et soient comme toi, là je te dis non, deux fois non et une infinité de non… Je sais bien que tu te fous de ce que je vais te dire, et que tu ne t'intéresses pas plus à ça qu'à la littérature ou au rock français disait Éden-Théa ! Mais je te le dis quand même ! Et même, je te le dis exprès. Voilà ! Dans les portraits rigoristes du flamand Franz Hals, dans ces fameuses trognes de commerçants et autres notables Anversois qui ressemblent d'ailleurs tellement à tes amis, à tes proches et à tes conseillers… et bien figure-toi que dans cette représentation exemplaire de la bourgeoisie triomphante des villes marchandes, dans cette visibilité altière du capitalisme en marche vers les toutes les découvertes et toutes les révolutions, il se trouve qu'en y regardant de plus près on a remarqué, puis on a dénombré —pas découvert ! ça, c'est une expression de vaniteux, de trogne justement— qu'il y avait parfois jusqu'à quatre cents nuances de blanc dans une seule toile… Tu imagines ? Tu vois, ce que je veux dire disait-il ? Et bien, même si elles n'étaient pas consubstantielles au personnage représenté, ce qui tendrait à te donner raison, ce que je te dis là c'est que quelqu'un les y a mis ! C'est tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3451777376221915555?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3451777376221915555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3451777376221915555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/le-polyglotte.html' title='LE POLYSTYRÈNE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6092777406279828829</id><published>2009-02-12T10:58:00.004+01:00</published><updated>2009-02-12T12:07:44.866+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>LE TUNNEL DU NOM</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qui se passait du côté de son oreille droite prenait désormais des proportions un peu inquiétantes. Les sons du quotidien ni les rumeurs de la ville ne lui advenaient plus normalement, symétriquement répartis dans chaque oreille comme dans les jambes la marche. Au début très vagues, lointaines et comme épaissies de brouillards historiques ou géographiques, des choses de plus en plus précises venaient se loger dans la conque de son oreille droite, et jamais dans l'autre. Le médecin lui demanda s'il y avait des antécédents familiaux ? s'il avait des problèmes de déambulation ? s'il buttait parfois dans les trottoirs ou les escaliers ? s'il était récemment tombé ? Il lui demanda aussi s'il dormait bien ces temps-ci, et s'il se souvenait de ses rêves ? Enfin il lui conseilla de prendre quelques pilules, de dormir sur le dos et de consulter un spécialiste si les symptômes persistaient…&lt;br /&gt;Mais c'étaient surtout des cris. Au début non, juste des bruits inquiétants. Mais maintenant ce n'était plus que ça. Des cris animal, des déchirements de gorge et au-delà, de corps entiers qui semblaient souffrir et se défaire, et dont les sons montaient se mélanger comme des liquides dans la vasque de son oreille droite. Un véritable vacarme d'abattoir, de bataille antique à cheval ou de guerre dans les marais. Et depuis quelques semaines il y a avait ces voix. Il entendait, clairement, des voix humaines et plaintives se hisser sur le monticule des cris atroces et informes. Cette nuit après les cris et après les déchirements, il avait pour la première fois perçu d'étranges et souples respirations. Des respirations humaines, portées à son oreille droite par un vent brûlant comme envolées des Enfers. Comme les échos d'un souffle certain, aussi lointain que la naissance et aussi proche que la mort. Et il avait beau se frotter violemment l'oreille en la rougissant de son auriculaire droit, mais les respirations y demeuraient ; vivantes. Et puis c'est arrivé. Et c'était ce matin. Comme les autres passagers du train plongés dans leur lecture, leur écoute MP3 ou leur pensée flottante, lui disparut soudain dans son oreille droite pour n'en  jamais plus revenir. Une voix humaine, une voix venue de là-bas et qu'il connaissait bien avait enfin prononcé un mot. Un premier mot. Et ce mot était son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6092777406279828829?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6092777406279828829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6092777406279828829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/le-tunnel.html' title='LE TUNNEL DU NOM'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8064328383654948975</id><published>2009-02-11T11:19:00.004+01:00</published><updated>2009-02-11T12:16:31.008+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Epokhê'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceci n&apos;est pas un rêve'/><title type='text'>ÉTERNEL RETOUR DU MYTHE MÊME</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par hasard —s'il existe—, tu t'installes dans un salon de thé pour boire un café. Premier paradoxe.  Tu regardes de plus en plus soigneusement autour de toi et là aussi, tu t'installes. L'endroit est charmant. D'un charme vague et précis, dont tu sens comme celui d'un visage, qu'il peut grandir avec le temps et l'être tout entier. Charme apparemment indicible, fait de kitsch et de bon goût à la fois avec, d'une part, des pastels fonctionnant les uns sur les autres jusqu'à la fusion oculaire, et d'autre part, des photographies anciennes rappelant la justesse de pages proustiennes… Tu n'as pas encore passé commande que déjà, tu aimerais revenir ici. Tu te vois faire ça : choisir ton jour, ton heure et ton sourire pour venir jusque là en passant par les mêmes rues qu'aujourd'hui, et en pensant aux mêmes choses aux mêmes instants. C'est un demain… Un après-demain… Une semaine prochaine qui pointe soudainement son nez frais, et désigne possiblement l'avenir de manière indifférenciée… Tu entends déjà le patron te saluer comme à la messe, disant ton prénom sans hésiter et demandant, à voix basse, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un earl grey à la violette, comme d'habitude ?&lt;/span&gt;" Oui tu viens à peine d'arriver et tu voudrais déjà revenir avec untel ou unetelle ! Avec N., dès ce soir… Avec P., de passage. Avec L., enfin de retour. Avec C., ou avec K., d'aventure. Tu te rassures en pensant à eux, au loin, assis dans un endroit aussi semblable qu'unique. Tout doit être beau et tout doit être bon ici, tu en es sûr. C'est un endroit comme on ne pense pas les découvrir, qui sont comme un cadeau ou un songe matérialisé par un autre et d'ailleurs, tu y crois à peine… Si, plongé dans la rugueuse existence de l'hier même, tu t'imagines un instant pareil endroit, café ou n'importe quoi matérialisé dans ton espace vital, c'est aussitôt vers Lisbonne, vers Londres, vers Amsterdam ou Buenos aires que tu pars non ? Car ton croyable ne peut être que songe, et perle fragile sertie dans la gangue ferme du plus tard, du plus loin ou du jamais… Le terrain de ce possible te paraîtrait systématiquement hors de portée, hors de propos  pour ce toi d'hier et d'ici, qui ne sait jamais bien où se mettre ? Et pourtant, aujourd'hui, par ce hasard et cette envie de café tu viens de t'inscrire dans l'avant-goût du revenir ardent, dans le perceptible retour du même surgi à l'état gazeux entre de vieilles images, des odeurs de rose, de chocolat aux épices, des scones à la vanille et de grand-mères pas loin… Une ambiance de jardin privé, planté en plein milieu de ta chambre ou de ta bibliothèque. Une certaine chaleur mentale, de cendre rouge avivée à l'intérieur de soi. Le sentiment d'un futur atténué, d'un passé bienveillant. Le Temps castrateur, avec ses trois épées en bandoulière se sentant soudain repu, excisé de toutes ses menaces suspendues. Tout ton vécu ramené sous ses ailes, le présent devient alors ton présent, et dans cette compréhension que tu en as à l'instant même, qui porte la situation vers un carré de douce absence et de forte certitude à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8064328383654948975?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8064328383654948975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8064328383654948975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/eternel-retour-du-mythe-meme.html' title='ÉTERNEL RETOUR DU MYTHE MÊME'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3131208269729289501</id><published>2009-02-10T10:11:00.004+01:00</published><updated>2009-02-10T11:06:28.824+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='À L&apos;Établi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prières'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>CAMINANDO</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de là, la notion d'art pour l'art n'a donc plus aucun sens, disait Luigi Éden-Théa. Et puisqu'une forme choisie ne l'est plus que pour accueillir, le texte littéraire, s'il est art, n'est jamais qu'une terre d'asile, un marais susceptible, un vase capable de cueillir n'importe quel parfum, n'importe quelle odeur, n'importe quelle humeur frôlée par la vie comme par la mort. L'eau carrée d'un port ne choisit pas les coques qu'elle mouille et balance contre la pierre polie, disait-il. Dans sa vague stagnante, se mêlent ainsi sans partage les eaux usées et les élixirs marchands.  Même crasseuse, même poissant les doigts comme jadis à l'encrier cette eau se veut lustrale et digne d'ablutions. L'acte d'écrire n'est pas que représentation, pure  présentation au temple et salve d'icônes à révérer. Mais il demeure proche de la prière. On se moque de savoir si c'est beau, disait Éden-Théa. De savoir si c'est plus ou moins beau, plus ou moins nouveau, révolutionnaire ou génial… Ce qui importe c'est que ce soit bon, c'est tout disait-il. Bon… Ce que je veux dire par là ? Je ne sais pas moi : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bon à quelque chose&lt;/span&gt;, c'est tout ! À manger si vous préférez. Bon à boire et à manger. Bon à écouter par exemple, bon à respirer, à goûter. Bon à dire et à répéter. Bon à vivre tout simplement, et s'inscrivant dans une vie toute de bonhommie vêtue, un vécu lié, relié à ce qui l'entoure, le petit monde comme le grand. C'est le genre de relation qui pousse à sortir de chez soi, à sortir de soi comme on sort de sa chambre. Littéraire ou pas, une telle écriture  sera sociale ou elle ne sera pas. Et peu importe qu'elle le soit à sa manière, toute seule, isolée à l'image d'un arrêt de bus en tôles planté au milieu de nulle part car si elle l'est, c'est comme une route. Comme la route qui passe devant l'arrêt du bus et lui donne tout son sens. Et une petite route de campagne, sans éclairage public, sans bas-côtés stabilisés, sans signalisation horizontale et sans horizon du tout… Eh bien ! disait Luigi, c'est encore une route non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3131208269729289501?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3131208269729289501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3131208269729289501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/caminando.html' title='CAMINANDO'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7887392964024982131</id><published>2009-02-09T10:09:00.004+01:00</published><updated>2009-02-09T10:50:10.559+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='À L&apos;Établi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>DU MOT MOINDRE ET DE QUELQUES UNS DE SES AVATARS LES PLUS COURANTS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Il y a tout un tas de choses à propos desquels il me serait rigoureusement impossible d'écrire le moindre mot, disait Luigi Éden-Théa.  Je ne sais strictement rien des progrès de la médecine en Inde au XVII&lt;span style="font-size:78%;"&gt;ème&lt;/span&gt; siècle…  Je suis incapable de citer trois, deux voire un seul poète coréen contemporain… Je ne comprends rien aux effets climatiques déclenchés par ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El Niño &lt;/span&gt;et sa soi-disant petite sœur… Je ne parle pas japonais… Je ne parle pas peul… Je ne parle pas luxembourgeois et je ne parle même pas alsacien… Je ne sais pas faire la fameuse purée de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Joël Robuchon&lt;/span&gt;… Je ne sais pas ouvrir les huitres… Et il y a tout un tas de livres dans ma bibliothèque que je n'ai pas lus jusqu'au bout, que je n'ai pas lus du tout, disait-il. Pourtant, pourtant ! sans vanité aucune, je sais bien que, même à partir de là —c'est-à-dire du rien, du vide du creux qui m'étreint à l'instant même— je pourrais écrire un truc, tout un texte —un textule— avec des pleins et des déliés dedans, des mots et des mots et des mots mis ensemble pour se faire plaisir, passer un petit moment entre amis à grignoter des tapas ou à boire l'apéritif autour d'une feuille blanche. Je le sais ça, disait Éden-Théa. J'ai ça dans les mains. Mais bien loin de m'en sentir toujours capable, nanti de je ne sais quelle  forme de momerie littéraire digne d'un fort des halles je sais aussi que le contraire est vrai. Que je passe mon temps à écrire avec une gomme, à effacer, à brûler mes vaisseaux et à oublier d'écrire… C'est simplement le fait de jouer, c'est tout, disait-il. Il se fait qu'en ouvrant la bouche, en allumant l'ordinateur ou en pointant la plume je voie la possibilité d'un tapis se dérouler devant moi, celle d'un escalier surgir, et celles de phrases entières perforer la croûte épaisse du réel, et toutes armées jaillir de la cuisse du fragment ordinaire, de celle de la fraction de seconde ou de l'anfractuosité silencieuse. Il ne s'agit pas d'écrire à partir de l'impossible. Il ne s'agit pas de dire l'ineffable. Il s'agit juste de partir. De faire-fable. Et telle une puce sur un chien, il s'agit de sauter sur le moindre mot et de gagner son sang quotidien, disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7887392964024982131?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7887392964024982131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7887392964024982131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/du-mot-moidre-et-de-quelques-uns-de-ses.html' title='DU MOT MOINDRE ET DE QUELQUES UNS DE SES AVATARS LES PLUS COURANTS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6424616051912515328</id><published>2009-02-08T12:02:00.007+01:00</published><updated>2009-02-08T13:40:50.848+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>DISTANCE : FUMÉE D'EAU</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SY7CjonffEI/AAAAAAAABOM/HCwVfgFLoWs/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SY7CjonffEI/AAAAAAAABOM/HCwVfgFLoWs/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300387728915921986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Le ciel vient de prendre cette très précise couleur de prune. La robuste et sempiternelle vague de 21 h15, scinde diamétralement la baie de la Concha en deux parts presque égales. Le temps de la dire, que déjà elle se rompt sur les hanches du baigneur puis sur la grève de sable martelé comme du cuivre tendre. Cette vague paraît bien être toujours la même. Chaque soir d'été. Ou bien alors est-elle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des vagues&lt;/span&gt; ? est-elle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les mêmes&lt;/span&gt;… Les vagues et toutes les vagues du monde, imagées et imaginées là en un ensemble tissé par une même ligne de front ? S'agit-il d'une structure universelle de l'événement, venant et parvenant sans cesser depuis les origines —sans compter ni faiblir—, aux tempes humides et fiévreuses de tout homme, intimement penché sur le paysage comme à travers la fenêtre ? Est-ce enfin, d'une seule ligne d'une seule, la phrase désécrite de l'éternel retour, le lever le voile sur l'insaisissable de la réalité ? Seule certitude celle de la vague qui avance vers nous. Vers lui, vers moi et vers le monde terrestre. Une vague et ses échos, qui naissent, vivent et meurent en fine mousse perlée sur le rivage. Le baigneur, ses bras mollement retenus par la masse de l'eau, est-il bien capable de saisir toutes ces choses, d'eau remuante serti  jusqu'à mi-cuisse et d'éléments aussi fixes dans le cadre qu'instables dans sa tête ? Peut-il seulement comprendre, en les embrassant  de ses cinq sens grands ouverts, les multiples fragments de la situation et les prendre en compte, ici et maintenant, sur le fil tendu d'âme de cette ligne blanche qui avance, chaque soir d'été, vers 21 h15,  pour venir agoniser dans son dos et mouiller mes pieds ? Tous deux tentant maladroitement de justifier ce qui nous touche, lui demeure physiquement plongé  dans l'océan comme dans le crépuscule, et moi, au loin, à distance comme du regard hypnotique d'un fauve, je demeure mentalement plongé dans une mer de sable, un carré de vague aux ondes parfaites, sans fin rectifié par le bras tendu d'un moine zen, crâne rasé, dont une ride seule, en deux parts presque égales, scinde le front !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6424616051912515328?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6424616051912515328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6424616051912515328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/fumee-deau.html' title='DISTANCE : FUMÉE D&apos;EAU'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SY7CjonffEI/AAAAAAAABOM/HCwVfgFLoWs/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2613739885277648671</id><published>2009-02-07T12:01:00.002+01:00</published><updated>2009-02-07T12:04:37.935+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>COLOR RUBOR TUMOR</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais je sais, disait Luigi Éden-Théa ! Je sais bien qu'il faut mourir un jour ou l'autre. Je dis juste que je préfère que ce soit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'autre&lt;/span&gt;, c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2613739885277648671?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2613739885277648671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2613739885277648671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/color-rubor-tumor.html' title='COLOR RUBOR TUMOR'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4839231442077338756</id><published>2009-02-06T09:31:00.005+01:00</published><updated>2010-03-30T13:36:07.195+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rien à dire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceci n&apos;est pas un rêve'/><title type='text'>LE MYSTÈRE DES MYSTÈRES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les mystères ne désépaississent pas systématiquement avec les brumes matinales. Chaque matin, je retrouve ainsi ma couverture roulée sur le côté droit du lit. Et je ne sais pas pourquoi ? Je n'ai pas l'impression de me retourner plus dans ce sens que dans l'autre. Je n'ai pas la certitude que mon cerveau agite plus la machine à rêve dans ce sens que dans l'autre. Je n'ai pas le sentiment d'être d'un côté ou d'un autre. J'ai regardé dix mille fois sous le lit, rien ! J'ai étudié l'état du plancher ! L'inclinaison du sol ! J'ai tout essayé mais rien n'y fait ! Le rouleau couverturé termine toujours son boudin au pied droit du lit. Je ne sais pas… Lutins, farfadets, acariens sur-vitaminés ou surcharge pondérale de la poussière accumulée non, je ne sais pas. Je pourrais peut-être dormir du côté gauche —comme si je n'y avais pas pensé—. Mais alors qui me dira pourquoi, demain matin, ma couverture aura roulé sur le côté gauche du lit, toute seule, et avec toute son autonomie létale, nocturne, et mystérieuse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4839231442077338756?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4839231442077338756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4839231442077338756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/le-mystere-des-mysteres.html' title='LE MYSTÈRE DES MYSTÈRES'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5377338933936058016</id><published>2009-02-05T11:18:00.005+01:00</published><updated>2009-02-05T13:01:20.739+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>ENFANCE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long de la ligne de fuite, la bande passe et la contre-bande dépasse. Ainsi de deux choses l'une et d'un bout à l'autre de la distance, des morceaux choisis qui se recomposent en nous comme legs éternels d'une même anamorphose, disait Luigi Éden-Théa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5377338933936058016?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5377338933936058016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5377338933936058016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/enfance.html' title='ENFANCE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1224323388267587955</id><published>2009-02-04T10:56:00.004+01:00</published><updated>2009-02-04T14:04:43.854+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>LE DERNIER COMBAT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;L'étendue du doute paraissait infinie avec l'océan. Ses jours comme ses nuits étant habités par de puissantes ombres et les souvenirs d'un monde englouti, il n'y avait plus dans le chaos de sa tête qu'une seule et unique réalité possible : Les récifs, en face du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dingle&lt;/span&gt;. Antique posture du globe terrestre et appendice tectonique trilobé,  cette postulation psychique éclatée de sa mémoire était seule capable d'envahir son corps entier, depuis la racine des orteils jusqu'au vent chassant dans les zones corticales. C'était sur ces pointes fines, sur ces stalagmites géantes que reposait désormais, en équilibre instable, son Saint-Graal ; défi pour tout ce qui restait. Trois îlots pentus, sertis entre deux nuits plus précises et profondes que des idées, formaient désormais la preuve que tout ce qui avait eu lieu jusqu'ici, tout ce qu'il avait fait refait et enduré par milliers de fois, ne l'avaient pas été en vain. Que c'était vrai ! C'était bien réel, et avait la forme le fond et le sommet d'un triptyque de pierres antédiluviennes, plantées-là en aiguilles dans un chaos permanent de vagues tout en spirales. Ces récifs, ce triangle de granit et de nuit résumaient l'étendue de son existence et le vertige de son doute. J'ai grandi aux bords de ces mêmes précipices, se dit-il. Il se sentait happé. Pris, aux épaules au ventre aux cuisses et poussé dans le vide. Ici les lieux agissent comme des dieux. Ils exercent une captation de l'âme, un exorcisme amoureux usant d'un philtre totalisant, mélange informe de paysage et d'éléments, de sentiments suggérés par vagues et de souvenirs d'enfance détissant leur brume natale. Un rapt, doux et violent. Une réalité-rêve qui monte et qui descend. Un diamant brut, divisé en trois dents de charbon. Triple signal de cette perfection gravée dans l'agir. Dans la vampirisation du maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1224323388267587955?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1224323388267587955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1224323388267587955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/le-dernier-combat.html' title='LE DERNIER COMBAT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5834034094799520304</id><published>2009-02-03T11:41:00.003+01:00</published><updated>2009-02-03T12:28:09.954+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rien à dire'/><title type='text'>LE PARADOXE DE ZÉNON</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde veut bien croire au Paradis, à la rigueur. Mais personne ne veut mourir afin de vérifier avec rigueur, expertise rationnelle voire scientifique si, de fait, existent ou pas le dit Paradis et consort. Il y a cette phrase d'Auguste Comte, roide et tranchante comme une épée de Damoclès ou un rasoir d'Ockham à cinq lames : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La société est faite de plus de morts que de vivants &lt;/span&gt;! Ce qui veut dire, précisément, que le jour où je suis né des milliers de gens sont morts à travers les couches polychromes du courbe horizon. Vieux, fatigués, usés, malades, assassinés, suicidés, mort-nés… Et veut dire aussi que, le jour où je mourrai, ce sont des milliers de gens qui naîtront à leur tour. Un jour… puis un autre jour. Cet autre jour qui est aussi le même. Entre temps, j'aurais appris qu'il y a eu —grosso modo— et de toute éternité guère plus de quatre-vingt/quatre-vingt-dix milliards d'êtres humains qui soient nés, aient vécu et soient jamais morts sur cette terre à travers elle et en elle. Qu'importent les jours, qu'importent les instants ici partout et même ailleurs, mais il y a eu et il y aura quelqu'un qui pense à cela, de la même, stupide et naïve manière et sans en faire tout un plat ni même un petit texte. Chaque seconde, chaque lettre, chaque frappe sur mon clavier ne fait rien d'autre que pousser  plus avant cette étrange barre frontale &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-weight: bold;"&gt;I&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, vertical horizon qui s'enfuit à mon approche et marque indéfiniment le bout de la route, la fin de la partie, le basculement des dimensions existentielles. Un petit texte, un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;textule&lt;/span&gt;… ne cherchant rien d'autre qu'accroître la masse d'un jour qui, pourtant, ne tend à rien d'autre qu'à décroître, à aller se coucher et, selon la toujours même courbe et le toujours  même horizon, normalement, mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5834034094799520304?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5834034094799520304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5834034094799520304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/le-paradoxe-de-zenon.html' title='LE PARADOXE DE ZÉNON'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-871684100785727645</id><published>2009-02-02T10:37:00.003+01:00</published><updated>2009-02-02T10:50:51.551+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gentils Organisateurs'/><title type='text'>BECKETT</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgvO6HuI/AAAAAAAABMs/FTEKYG1emnQ/s1600-h/guiness.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 200px; height: 140px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgvO6HuI/AAAAAAAABMs/FTEKYG1emnQ/s200/guiness.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298134779826937570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgjtMatI/AAAAAAAABMk/ou4-TEOO6wM/s1600-h/vangoghsouliers.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 200px; height: 166px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgjtMatI/AAAAAAAABMk/ou4-TEOO6wM/s200/vangoghsouliers.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298134776732740306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgpnAktI/AAAAAAAABMc/gCgKrbEnKwc/s1600-h/medium_impasse.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 200px; height: 125px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgpnAktI/AAAAAAAABMc/gCgKrbEnKwc/s200/medium_impasse.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298134778317411026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgXiZ6cI/AAAAAAAABMU/QsxJaVIbSmE/s1600-h/FIN_DE_PARTIE.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 200px; height: 129px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgXiZ6cI/AAAAAAAABMU/QsxJaVIbSmE/s200/FIN_DE_PARTIE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298134773466261954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgH5ckjI/AAAAAAAABMM/nO2nFBv7rpo/s1600-h/3347beckett_alberola_rien.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 200px; height: 148px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgH5ckjI/AAAAAAAABMM/nO2nFBv7rpo/s200/3347beckett_alberola_rien.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298134769267937842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-871684100785727645?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/871684100785727645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/871684100785727645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/beckett.html' title='BECKETT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SYbBgvO6HuI/AAAAAAAABMs/FTEKYG1emnQ/s72-c/guiness.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3063496205381157984</id><published>2009-02-01T13:30:00.003+01:00</published><updated>2009-02-01T13:42:53.142+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dimanches'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>CAYAFIESTAPARTY</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Levé à midi ayant une fois de plus raté l'aurore,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sens qu'une moitié de moi buvant ce noir café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les relents de la veille ont aussi odeur de mort,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un samedi soir réussi est souvent un dimanche manqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3063496205381157984?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3063496205381157984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3063496205381157984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/02/cayafiestaparty.html' title='CAYAFIESTAPARTY'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4501449161157040674</id><published>2009-01-31T10:55:00.003+01:00</published><updated>2009-01-31T11:13:58.424+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>QUELQU'UN D'AUTRE</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai beau faire, j'ai beau chercher… je ne connais pas de chien heureux ! Bien sûr j'ai entendu des histoires et des chansons, j'ai lu des faits divers et j'ai lu des livres. J'ai traversé des villes et des paysages ensauvagés mais partout, ce que j'ai vu ce sont des chiens cherchant à se faire aimer sans jamais y parvenir. On les flatte on les nourrit, on les caresse et certes on les vante mais au fond, tout au fond de leur horizontalité ontologique ils savent bien, les chiens, qu'ils ne sont aimés que pour ce qu'ils sont, alors qu'ils aspirent sans cesse — en tirant la langue, en remuant la queue, en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;allant chercher —&lt;/span&gt; à être autre chose qui ne soit pas que chien ; amas pulvérulent de chiennerie ramassé sur la route, amené au dépotoire,  brûlé comme un vulgaire déchet et ne faisant qu'un filet de nuit sur le revers de l'horizon. Il y a autre chose dans le regard d'un chien, que ce nom de chien auquel il répond sans mentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4501449161157040674?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4501449161157040674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4501449161157040674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/quelquun-dautre.html' title='QUELQU&apos;UN D&apos;AUTRE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4015033723409554451</id><published>2009-01-30T09:19:00.003+01:00</published><updated>2009-01-30T09:27:43.544+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>OR &amp; ARGENT</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle passait souvent, comme ça, la main dans mes cheveux. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;You've got so much curls !&lt;/span&gt; Et puis elle est repartie. Mes longs rouleaux gardèrent l'empreinte fiable de ses caresses. Mes cheveux ne poussaient plus. La vie non plus. Et puis, un jour, ses doigts sont tombés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4015033723409554451?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4015033723409554451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4015033723409554451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/or-argent.html' title='OR &amp; ARGENT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7647517516920020275</id><published>2009-01-29T11:03:00.005+01:00</published><updated>2009-01-29T15:59:25.503+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une Phase'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>L'ART DE SE TAIRE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une lèvre découpée à coup de ciseaux, collée-coagulée au bout de l'index de ma main droite et prête à danser, toute seule, son baiser manqué de papillon comme une aile au bord des flammes, est éperdue là, hors de moi, à la recherche d'une sœur jumelle amnésique qui continue de s'exprimer sur tout le reste de la surface de mon corps, lentement, goutte après goutte, tel un fruit exotique au jus doux amer et rouge fusionnant avec menton cou carotide gorge plexus solaire avant que de dériver tout autour de mes organes sur la pente joyeuse de ma panse, petit fleuve d'alkermès creusant son lit dans le vide et plongeant dans les entrailles de l'instant avec la plus profonde des mélancolies, celle dont les piles touchent à chacune des extrémités contraires du temps, écartée - écartelée par la puissance du verbe haut, par la bouche et la langue pendue qui veut toujours s'ouvrir, qui a toujours quelque chose à dire et finit toujours par retomber, par se refermer sur l'ombre et la source même de la gravité terrestre,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; chercher&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trouver&lt;/span&gt; ayant la même origine, ils ne peuvent que s'éloigner se séparer puis se haïr un jour à coup de mots de poings ou de malencontreux ciseaux … oui je sais on parle toujours trop ! et d'ailleurs je n'y reviendrai pas, disait Luigi Éden-Théa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7647517516920020275?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7647517516920020275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7647517516920020275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/lart-de-se-taire.html' title='L&apos;ART DE SE TAIRE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4543018825204770104</id><published>2009-01-28T10:28:00.004+01:00</published><updated>2009-03-27T18:50:28.191+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>TROIS EN UN</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je marche j'ai deux ennemis : le cycliste et l'automobiliste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je roule à vélo j'ai deux ennemis : le piéton et l'automobiliste !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je suis en auto j'ai deux ennemis : le cycliste et le piéton !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre ou encore un autre… La vérité c'est que je ne suis jamais plus que le tiers d'un con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4543018825204770104?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4543018825204770104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4543018825204770104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/trois-en-un.html' title='TROIS EN UN'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5263086706166058802</id><published>2009-01-27T09:57:00.006+01:00</published><updated>2009-01-28T16:36:10.702+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceci n&apos;est pas un rêve'/><title type='text'>AU LAOSTHAN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Laosthan on aime beaucoup les enfants,  mais on aime encore plus le pain. Là-bas ils font du pain qui ressemble à du flan. À d'énormes flans cuits sur des plaques de fer noir qui durcissent sous des coulées de lave dorée brillante et craquelante laissant paraître, par endroit, une mie crémeuse au travers d'une croûte cuivrée. Chacun fait le pain à son tour pour toute la famille. À midi, les enfants, les oncles et les tantes, les cousins, les cousines, les parents plus ou moins éloignés viennent chez l'un ou chez l'autre chercher son morceau de pain pour la journée. Il n'y a pas de cuisine pas de salon, pas d'entrée ni de terrasse dans les demeures du Laosthan. L'architecture serait plutôt tout en longueur, avec une chambre ou deux dans le fond et des commodités. Le poêle où cuit le pain flanique est situé près de la porte, et dès le bon matin, des fumées de cuisson s'entortillent autour de la façade en faisant des mouvements de sémaphore. L'odeur du pain se répand dans les venelles du village, monte et se mêle aux autres odeurs de pain, aux pains des autres familles mordorant l'espace public. Les enfants aiment venir chercher le pain qu'ils grignotent en rentrant lentement au foyer. Ils en profitent pour passer par les chemins creux, les bords de l'eau et les lisières de forêt. Arrivés aux étangs, ils jettent alors des cailloux aux grands oiseaux gris-bleu qui coulissent à la cime des montagnes enneigées reflétées par les eaux. Ils se font disputés comme ils arrivent en retard, et que toute la famille attend son pain en sirotant la soupe. L'enfant-pain entre dans un nid de regards venins. Il est d'abord mangé puis complètement dévoré en racontant comment, oui ! à l'étang parmi les herbes hautes les cimes et les neiges gris-bleu et… Là ! Sur la pierre grosse… Il a oublié le pain ; dernier festin pour les grands oiseaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5263086706166058802?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5263086706166058802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5263086706166058802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/au-laosthan.html' title='AU LAOSTHAN'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5341478820376563112</id><published>2009-01-26T12:51:00.001+01:00</published><updated>2009-01-26T12:54:42.006+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>HÉMISPHÈRES</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Doigts verts et bruns&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nous écalons des noix sur la table&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les cerneaux se brisent en pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5341478820376563112?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5341478820376563112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5341478820376563112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/hmisphres.html' title='HÉMISPHÈRES'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7285474434346957271</id><published>2009-01-25T11:14:00.004+01:00</published><updated>2009-03-27T18:52:47.836+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une Phase'/><title type='text'>UNE VISITE AU ZOO</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cœur tourne et se retourne comme un lion en cage, l'estomac secoue sans cesse sa tête comme un vieil éléphant, le foi avance péniblement comme un morse dans les vagues, les intestins grouillent comme des serpents dans leurs boîtes de verre, les poumons s'ouvrent et se ferment comme des paons, le diaphragme monte et descend comme une frêle méduse, les reins dansent lentement comme de patients crocodiles, la vessie roule sa petite vie comme un savant écureuil, le sexe masque sa rage comme un ours mal léché, le cerveau bondit dans tous les sens comme une volée de macaques, et la langue pend à sa branche comme un vrai paresseux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7285474434346957271?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7285474434346957271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7285474434346957271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/une-visite-au-zoo.html' title='UNE VISITE AU ZOO'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8599017979576797654</id><published>2009-01-24T00:50:00.005+01:00</published><updated>2009-03-27T18:53:31.766+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>TOUT EST BON DANS L'HOMME</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'aimerais pouvoir manger un cochon de la tête aux pieds. Un cochon en entier, comme on peut manger une banane ou un poulet. J'aimerais pouvoir faire cet exploit inutile, loin des regards et de la morale des villes. Seul, tout seul avec un cochon mort dans une ferme abandonnée. Seul dans une boucherie ou dans un abattoir, la nuit, avec pour seules compagnes des mouches absconses essayant sans fin de ne pas cramer au long de lampes bleu acide. J'aimerais ça oui, croquer les os jusqu'à la moelle et m'engouffrer crues toutes les viscères. Et gober les yeux et rogner les pattes, ruminer chacun de ses muscles et sucer jusqu'à l'aube, le velours de sa peau attendri par mes crocs. J'aimerais pouvoir faire tout ça d'un coup d'un seul ! Comme on trace un poème fait une toile abstraite ou grille une cigarette. Je ne sais pas pourquoi, mais on dit que le cochon est l'animal qui ressemble le plus à l'homme. Sais pas non plus si c'est vrai, mais j'aimerais oui, j'aimerais bien. Ça n'a peut-être rien à voir mais il paraît que Robert L. Stevenson écrivit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Docteur Jekyll &amp;amp; Mr. Hyde&lt;/span&gt; tout au long d'une seule, même, insomniaque et somnambulique nuit ? Sais pas si c'est vrai ça mais, moi qui ne parvient plus à dormir, j'aimerais bien que ce soit vrai oui, j'aimerais bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8599017979576797654?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8599017979576797654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8599017979576797654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/tout-est-bon-dans-lhomme.html' title='TOUT EST BON DANS L&apos;HOMME'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5190325288676968265</id><published>2009-01-23T10:54:00.006+01:00</published><updated>2009-03-27T18:54:47.880+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='À L&apos;Établi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>COMMENT ALLEZ VOUS ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À chaque fois que je vais aux toilettes j'en reviens avec une idée en tête. Où ça dans la tête c'est autre chose. Ce qui est sûr c'est cet échange d'espaces, ces vases communicants psycho-physiques que produit,  en soi, un passage. Aller aux toilettes c'est passer.  Quelque chose se passe, de l'ordre du don et du contre-don, d'un rapport entre le dehors et le dedans, le pur et l'impur, la bouche ouverte et la porte fermée,  la porte ouverte et le tout à l'égout. À force d'y aller, à force de passer et à force de forcer, j'ai bien dû me réduire à une petite explication morale et une seule, excluant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de facto&lt;/span&gt; — comme mère philosophie exclue l'indigne imagination ou grand-mère raison l'infâme poésie en leur versant des litres de parfum bon marché autour des chevilles — tous les autres possibles que, pourtant, je n'ai cessé de susciter au cours de ma réclusion fertile aux toilettes, et pour arriver à la conclusion que, oui, il s'agit d'un mode extrême de relâchement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a effet de relâchement dans le passage, entre deux effets de porte, aux toilettes.Chacun pourra le constater à son aise. L'après de la défécation est comme l'étirement matinal des bras au plus loin possible au-dessus de la tête, ou l'acte de se rendre après la bataille. Un jeu s'installe. Un lapse a-hiérarchique où les pressions externes agonisent sous la poussée pragmatique des intestins. L'être entier fait relâche. Je me détends corps et âme, et tous les éléments environnementaux, tous les points d'ancrage de l'intime avec le public se dissolvent dans ce passage qui agit mécaniquement comme un brouillage social, une abolition de toutes les formes d'organisation, de travail, de stress ou de connexions, sous le seul simple et puissant  phénomène de la contraction musculaire. Tous les nœuds se desserrent. Les pores de la peau s'ouvrent et les yeux s'écarquillent. Le visage se détend comme sous l'effet de l'eau. Une fois le ventre vide, l'anus ne travaille plus. Il fait relâche. Il ne fait plus acte de barrage, et cesse d'être assujetti à son vil labeur de porte molle. Il s'ouvre. L'anus est soudain libéré, qui s'ouvre en faisant acte de fleur, de vase ou d'entonnoir au possible. C'est l'heure de l'aperçu. L'heure de l'instant, de la petite merde bleue tombant sur l'esprit ladite et fameuse "idée-que-j'ai-en-allant-aux-toi-&lt;br /&gt;lettes".&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;Ce relâchement général du corps n'est possible qu'avec — qu'après — la vidange intestinale et l'ouverture ravie des sphincters. L'espace de cet instant luit dans les bas-fonds de l'âme humaine comme le fruit d'un holocauste, un partage sacré avec lunivers. Durant mon passage aux toilettes, les verrous sautent et les lois partent en fumée. Les normes deviennent molles comme les montres chez Salvador Dali, et leur temps liquide s'écoule en silence au fond de la cuvette de faïence blanche. L'idée qui me vient surfait en l'air, nageait en l'eau, mourrait en moi qui surnage à présent auprès de la grève comme sauvée d'un naufrage. Elle est devenue préhensible. Elle peut naître et se lever. Elle peut entrer en moi, s'installer, polliniser et remonter saumon les arcanes secrètes du corps à la vitesse du mascaret. En l'imaginant possiblement dotée d'une propulsion rapide inversement proportionnelle à celle de l'expulsion fécale, voilà donc ma petite idée qui remonte à toute allure dans la matière humaine en passant par le rectum, les intestins, l'estomac, le diaphragme, l'œsophage, la gorge et jusqu'au bord des lèvres ! L'instant subreptice, l'impromptu sociétal s'immisce en moi et y fait aventure.  L'instantanée m'est entrée par l'anus comme un papillon dans un tombeau, un insecte faible mais qui sait, lui, qu'il y a là, quelque part, une fleur, une corolle et un parfum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradoxalement, le passage aux toilettes —qui est un passage &lt;span style="font-style: italic;"&gt;obligé&lt;/span&gt;—, déclare ainsi la guerre à toutes contraintes. Ce relâchement total du corps est l'expression la plus douce de la liberté. L'idée instantanée, le papillon réversible, me ressortira toujours par les yeux les ongles les pieds le sexe ou la langue… qui parfois ne ressortira pas du tout, ou donnant lieu plus loin, plus tard, à  ces troubles de l'âme humaine, ces petites perles que chacun sait et qu'il appelle — faute de mieux — : génie, inspiration, souvenir latent, inconscience ou  lapsus… Des idées, des petites idées du derrière de mon corps, qui n'est pas que tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5190325288676968265?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5190325288676968265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5190325288676968265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/comment-allez-vous.html' title='COMMENT ALLEZ VOUS ?'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7824376683502290959</id><published>2009-01-22T00:52:00.002+01:00</published><updated>2009-01-22T00:52:01.068+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>MILLE ET UN MOTS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime à vrai dire beaucoup, ce petit proverbe venu des Anciens et affirmant que : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une image vaut mille mots&lt;/span&gt;, disait Luigi Éden-Théa. Mais, comment dire ? Cette affirmation de quelques mots, me paraît extraordinairement difficile à exprimer en image ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7824376683502290959?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7824376683502290959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7824376683502290959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/mille-et-un-mots.html' title='MILLE ET UN MOTS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1261374063561789743</id><published>2009-01-21T10:18:00.002+01:00</published><updated>2009-01-21T10:43:23.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>PETITE ÉMOTION PÉTROGRAPHIQUE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SXboyXNtHfI/AAAAAAAABKU/vGS-4TkDeRI/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SXboyXNtHfI/AAAAAAAABKU/vGS-4TkDeRI/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293674363943198194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Le ciel vient de prendre cette très précise couleur de prune. Au moment de quitter la plage, ses yeux tombent une pierre. Un œuf gris perle, aplati, que l'on peut faire tourner entre ses doigts. Son contact est infiniment agréable. La pierre a conservé la part moelleuse  et chaude du jour, et sous sa forme atténuée de jardin simplifié, gît la fontaine d'un soleil amoindri.  Avant de rouler dans sa main, elle s'est laissée lisser au contact des siècles et des tempêtes, des milliers de marées et d'éboulements, des morts lentes des falaises et des naissances, au loin, des chapelets d'îles désertes. Cette petite pierre est la preuve vivante d'un combat féroce et fondateur, d'un roulement perpétuel des rythmes géophysiques qui trouvent leur forme définitive dans l'atoll de chair humaine qui la soupèse, la fait soudain flotter dans les éléments inconnus que sont l'air, le ciel, la couche suspendue de l'Univers où brille et sombre dans les zones langagières le nom sacré de pierre. Son volume semble fait pour les reliefs de la paume. C'est comme si, en la touchant, en la prenant elle devenait aussitôt précieuse, ouvragée, voire digne d'être chantée. Il y a des vagues fixes qui valsent, dessinées, à sa surface polie. De grosses et blanches veines qui tracent des deltas, des rivières et des bras morts où pourraient se perdre des expéditions coloniales, des  voyageurs romantiques et des regards curieux. En y regardant de plus près, elle n'est que courbes, lignes méandreuses rappelées de la mémoire de fleuves avançant dans les strates calcaires des paysages d'amont. Un savant réseau de traits forts, ou modestes qui, si on devait les prolonger, ne correspondraient à rien d'autre qu'aux ourlets de sable cousus par le vent sur le tapis de la plage, aux courbes des dunes, aux linéaments des pins ensablés, aux rainures des écorces, aux courses mécaniques des insectes fouisseurs, aux sillons des labours, aux bords tirés par les voiliers, aux cordages entrelacés sur les ponts, aux cartes anciennes, aux parallèles et aux méridiens qui encagent la planète dans une invisible résille, aux réseaux hydrographiques des continents, aux artères sinueuses de la vieille ville, aux allées du cimetière, au loin, sur la colline, aux croisements célestes des lignes électriques, aux fissures des plafonds de sa chambre d'hôtel, aux lierres des façades XIXème, aux glycines des balcons, aux veines qui germent sous les pieds, aux plis évolutifs des corps, aux rides effilées de son visage et jusqu'aux lignes de sa main qui, tout à l'heure, rangera cette petite pierre sur une étagère. Et dès qu'il lui aura trouvé un nom, dès qu'il l'aura baptisée sous les croisées d'ogives de sa tête, trouvera donc sa place dans la collection. Elle trouvera en même temps une proximité de valeur, comme un livre serti d'autres livres, un souvenir étayant d'autres souvenirs, une émotion brillant dans le miroir d'autre émotions. On raconte que, jadis, aux enchères communales de bonne ville Delft, certains coquillages rares, certains papillons exotiques venus d'Inde ou de Malaisie, se vendaient et s'achetaient bien plus cher que les petites toiles mélancoliques d'un certain Monsieur Vermeer…&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1261374063561789743?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1261374063561789743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1261374063561789743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/petite-motion-ptrographique.html' title='PETITE ÉMOTION PÉTROGRAPHIQUE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SXboyXNtHfI/AAAAAAAABKU/vGS-4TkDeRI/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7092520950143559376</id><published>2009-01-20T09:50:00.003+01:00</published><updated>2009-01-20T10:08:20.271+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Action30'/><title type='text'>La grande hache de l'Histoire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;blockquote&gt;Omaggio è addio a G.W Bush, sur le site d'&lt;a href="http://www.action30.it/blog/"&gt;Action30&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7092520950143559376?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7092520950143559376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7092520950143559376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/la-grande-hache-de-lhistoire.html' title='La grande hache de l&apos;Histoire'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7974841385315972006</id><published>2009-01-19T01:13:00.001+01:00</published><updated>2009-01-19T01:13:00.297+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>3 x 0 = 000</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trois : GRANDS-PROJETS-LITTÉRAIRES, comme d'autres ont leurs &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grands Travaux&lt;/span&gt;, disait souvent Luigi Éden-Théa :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 — Ne jamais écrire de livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur &lt;/span&gt;ma mère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 — Ne jamais écrire de livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur &lt;/span&gt;Venise ! !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 —Ne jamais écrire de livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur&lt;/span&gt; le 11 septembre ! ! !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois non-livres qui n'ont donc rien à voir ni rien à faire ni rien à dire… Trois fois rien donc, disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7974841385315972006?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7974841385315972006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7974841385315972006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/3-x-0-000_19.html' title='3 x 0 = 000'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6563467594913066421</id><published>2009-01-18T10:37:00.001+01:00</published><updated>2009-01-18T10:41:15.573+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dimanches'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>IL SAIT QU'IL DIT QU'IL SAIT</title><content type='html'>&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt; &lt;a href="http://ikononart.blogspot.com/index.html#2059020521377191980"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt; &lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Je sais oui, je sais bien disait Luigi Éden-théa. Que les dimanches ont cette étrange faculté de tous se suivre et se ressembler, comme une éternelle fratrie de frères jumeaux, oui, c'est vrai ! Mais n'est-ce pas ce qui fait leur charme après tout. En bien ou en mal, une petite mythologie personnelle gît et geint dans la chair humble des dimanches. Une pépite nietzschéenne si j'ose dire… Et puis quand même, quand même ! Les dimanches se ressemblent beaucoup moins que les lundis, disait-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6563467594913066421?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6563467594913066421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6563467594913066421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/il-sait-quil-dit-quil-sait.html' title='IL SAIT QU&apos;IL DIT QU&apos;IL SAIT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7476141307856485793</id><published>2009-01-17T11:59:00.002+01:00</published><updated>2009-01-17T12:05:54.385+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>ADAM &amp; THE ANTS</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encre nomade faisant monticule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des lettres s'échappent en colonnes régulières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Allongé dans l'herbe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le grand livre ouvert des fourmis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7476141307856485793?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7476141307856485793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7476141307856485793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/adam-ants.html' title='ADAM &amp; THE ANTS'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2244033510824188806</id><published>2009-01-16T11:15:00.005+01:00</published><updated>2009-01-16T12:08:38.348+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi Éden-Théa'/><title type='text'>DREAM ON</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rêve est une forme de désir très puissante, disait Luigi Éden-Théa. Et cette puissance, qu'il tire du réel, il la ramène au réel sous une attraction moutonnière, qui éclate au sol comme une bombe à eau. Il n'y pas grand chose de plus prégnant qu'un rêve, disait-il. Rien de plus touchant. Quoi ! une sensation… mais elle n'a pas cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;durée&lt;/span&gt; du rêve. Une passion alors… Oui, mais c'est encore un rêve non ? Qu'y-a-t-il de plus réel que mon rêve lorsque je le rêve ou, lorsque je le raconte ? Rien, à part sa dissipation sûre, sa mort subite écrite en lettres fluorescentes dans le noir de l'existence. C'est là tout ce que le rêve, n'importe quel rêve, induit en soi. La force de mon rêve, c'est précisément de me convaincre de ce quelque chose, de cette  faiblesse intrinsèque et finie qui le condamne pourtant. La faiblesse du moindre de mes rêves est monumentale. Elle a la force guerrière du réveil. Elle est envahissante comme une énorme statue de marbre dans un petit jardin. Cette  puissance faible aussi expressive que ridicule, comme toute définition de l'être humain. Mais rien ne réduit les arcanes ni les formes du rêve, qui ne sont pas obligatoirement subtiles, complexes ou abandonnées, mais cognent à la porte de manière  expressionniste, monstrueuse parfois, disait Éden-Théa. Mais voilà que je remplace le mot rêve par le mot de "fiction" ou celui de  "littérature". N'entrevoit-on pas alors,  une dimension unique dans toute sa splendeur paradoxale ? Une seule, petite, facette de l'unidimension ? C'est un éclat du réel qui ressemble à tout et à tout le monde, et qui se mire dans le rêve comme dans un miroir brisé. Ce ne sont peut-être que des bouts de charbon, disait-il. Peut-être. Mais au fin fond de la mine, ils ont côtoyé des diamants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2244033510824188806?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2244033510824188806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2244033510824188806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/dream-on.html' title='DREAM ON'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-7116900947901774921</id><published>2009-01-15T09:31:00.005+01:00</published><updated>2009-01-15T09:38:55.444+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>Cortigomme</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rose et noueux chewing-gum&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur le rebord d'une fenêtre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Petit cerveau abandonné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-7116900947901774921?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7116900947901774921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/7116900947901774921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/cortigomme.html' title='Cortigomme'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8772442384889859079</id><published>2009-01-14T11:42:00.002+01:00</published><updated>2009-01-15T09:38:03.344+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>Valéryane</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Parce qu'elle est toujours là&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Parce qu'elle est toujours même&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On aime aller voir la mer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8772442384889859079?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8772442384889859079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8772442384889859079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/valryane.html' title='Valéryane'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8072939339873442306</id><published>2009-01-13T14:10:00.006+01:00</published><updated>2009-01-13T14:46:00.542+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gentils Organisateurs'/><title type='text'>CANETTI</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMJrwBRI/AAAAAAAABIY/2hQAx7If7rk/s1600-h/cabaret.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 138px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMJrwBRI/AAAAAAAABIY/2hQAx7If7rk/s200/cabaret.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290772096290391314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMFvoYaI/AAAAAAAABIQ/dzHGJi-0zb4/s1600-h/lashon.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 139px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMFvoYaI/AAAAAAAABIQ/dzHGJi-0zb4/s200/lashon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290772095232926114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMr_xORI/AAAAAAAABIg/WL07nQI4DF8/s1600-h/foule-a-berlin-1936.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 282px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMr_xORI/AAAAAAAABIg/WL07nQI4DF8/s200/foule-a-berlin-1936.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290772105501161746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMx-FsrI/AAAAAAAABIw/_j7s4yPU9r8/s1600-h/autodaf%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 133px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMx-FsrI/AAAAAAAABIw/_j7s4yPU9r8/s200/autodaf%C3%A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290772107104727730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMrvOJgI/AAAAAAAABIo/y_3V1onNRPs/s1600-h/K.Krauss.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 143px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMrvOJgI/AAAAAAAABIo/y_3V1onNRPs/s200/K.Krauss.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290772105431754242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZTVAZHiI/AAAAAAAABI4/JhbstM3awT4/s1600-h/Grunewald.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 283px; height: 160px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZTVAZHiI/AAAAAAAABI4/JhbstM3awT4/s200/Grunewald.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290772219588845090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8072939339873442306?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8072939339873442306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8072939339873442306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/canetti.html' title='CANETTI'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SWyZMJrwBRI/AAAAAAAABIY/2hQAx7If7rk/s72-c/cabaret.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8351595589468340116</id><published>2009-01-12T10:38:00.005+01:00</published><updated>2009-01-12T14:50:09.095+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rapines'/><title type='text'>PRIX SOLDÉS SUR LA LUTTE DES CLASSES</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cabinet de kinésithérapie, Av. X. Au guichet, une patiente (qui prend tout son temps pour sortir et ranger ses petites affaires) souhaite une bonne journée à la secrétaire médicale. — À vous zaussi, répond cette dernière ! Et bon courage pour les Soldes ! C'est donc une habituée. — Ah non, dit la dame derrière laquelle je m'impatiente : Pour nous c'est déjà quasi fini les Soldes ! Vous savez dans le luxe, c'est pas pareil ! — Ah, dit la secrétaire ! — Oui on fait des pré-ventes vous savez ? — Non dit la secrétaire ! — Si par internet, dit la dame. On a contacté nos meilleures clientes par mail, et on a fait trois jours de soldes avant la date ! des soirées privilèges ça s'appelle ! et alors on a déjà vendu toutes nos soldes ! Enfin, le chiffre est fait à 70 % ! le reste, maintenant, c'est de la rigolade. Vous savez, dans le luxe, c'est pas pareil. — Oui je sais, dit la secrétaire. — L'autre soir, reprend la dame, j'ai eu une cliente qui m'a fait mon chiffre pour la semaine. Une seule cliente. Voyez ? — Ah oui, dit la secrétaire, qui ne m'a toujours pas vu dans le couloir, en train de faire hypocritement semblant de regarder de médiocres photos artistiquement encadrées et en train de penser combien, moi aussi, j'en suis du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;reste&lt;/span&gt;. — Au revoir, à mercredi dit la dame ! — Au revoir madame  ! — Oui ! monsieur ! c'est pour quoi ? enchaîne la secrétaire comme si de rien n'était. Et cetera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8351595589468340116?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8351595589468340116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8351595589468340116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/prix-solds-sur-la-lutte-des-classes.html' title='PRIX SOLDÉS SUR LA LUTTE DES CLASSES'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2617103054055692457</id><published>2009-01-11T12:29:00.007+01:00</published><updated>2009-01-12T14:44:51.703+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi-Éden-Théa'/><title type='text'>INTRODUCTION AUX ŒUVRES COMPLÈTES DE LUIGI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les zones précises où ranger ses projets, flottaient dans le crâne de Luigi Éden-Théa comme les restes boisés d'un naufrage sur une grève inconnue. Petits astéroïdes mentaux, ils ricochaient entre les parois de sa tête et celles du vaste monde, tournant par instant sur eux-mêmes, éclipsant des soleils, et se mettant en orbite autour d'une quelconque planète inhabitée, d'un objet politique instable ou d'une question sans réponse, revenant ainsi naturellement à leur nuit originelle et sacrée. Il n'y a pas d'hémisphères au cerveau, pas de côtés. Il n'y a pas de zones précises où l'on puisse dire que les choses se passent ou ne se passent pas. Il n'y a que des marécages, des traits ondulés sur le rebord des cartes. Luigi Éden-Théa n'était que le valétudinaire de ces marais. L'auteur improbable de ces cartes aussi futiles que des notes prises dans un carnet de moleskine — formes de nuages, traces sur le sable, lettres incrustées sur la buée des fenêtres. Il paraît que, gauchers ou droitiers, pour chaque homme tué les proto-gangsters de l'Ouest américain faisaient une encoche à la crosse de leur révolver. Chiffre magique selon Luigi, selon la légende Billy-le-Kid en aurait eu 14…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2617103054055692457?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2617103054055692457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2617103054055692457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/introduction-aux-uvres-compltes-de.html' title='INTRODUCTION AUX ŒUVRES COMPLÈTES DE LUIGI'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8679873914600698466</id><published>2009-01-10T10:49:00.004+01:00</published><updated>2009-03-27T18:56:09.058+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>FRÉNÉTIQUE VERS QUARANTE ANS SANS JAMAIS LES FINIR ÉPARPILLÉS DE CI DE LÀ…</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Sa modestie devrait elle en souffrir, sans le savoir, ce héros melvillien parle de pas mal de monde, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;surtout &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;et y compris ce cher Luigi Éden-Théa :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" &lt;/span&gt;X est actuellement l’auteur mort le plus vendu aux États-Unis après Y. L’intérêt du public est tel que les éditeurs s’empressent de publier tous les textes inédits du Chilien. Même s’il faut toujours être prudent, il n’y a finalement pas trop à s’étonner de voir des parfois textes inédits surgir tant l’activité littéraire de X&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;était frénétique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Non seulement il a commencé à écrire dès l’âge de dix-sept ans pour ne commencer à publier que &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;vers quarante ans&lt;/span&gt;, mais, contrairement à la plupart des écrivains qui se concentrent sur un seul texte, X empruntait différentes pistes en même temps, commençant certains textes &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;sans jamais les finir&lt;/span&gt;, en reprenant d’autres bien plus tard pour les achever, etc. Ce n’est qu’à partir des années quatre-vingt dix que X&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;a commencé à travailler sur un ordinateur. Il se peut donc qu’il reste quelques &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;manuscrits éparpillés de ci de là&lt;/span&gt;. Tel serait d’ailleurs le cas d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;El ***&lt;/span&gt;, un roman inédit datant probablement de 1986 (à peu près l’époque de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La ***&lt;/span&gt;) que détiendrait&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; A,&lt;/span&gt; dit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le chacal&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dixit&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;le remarquable&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Bartleby &lt;/span&gt;alias &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I would prefer not to &lt;/span&gt;alias &lt;span style="font-style: italic;"&gt;He prefers to&lt;/span&gt; in, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bartleby Les Yeux ouverts&lt;/span&gt; &lt;a href="http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/"&gt;(ICI)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8679873914600698466?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8679873914600698466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8679873914600698466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/sa-modestie-devrait-elle-en-souffrir.html' title='FRÉNÉTIQUE VERS QUARANTE ANS SANS JAMAIS LES FINIR ÉPARPILLÉS DE CI DE LÀ…'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3809104663800404862</id><published>2009-01-09T09:52:00.005+01:00</published><updated>2009-01-09T10:14:20.978+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Epokhê'/><title type='text'>AUTO-CENSURE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une publicité télévisée pour une marque automobile teutonne claironne sur fond d'azur asphalté, que son produit peut atteindre les 100 km/h en moins de 14 secondes… Aussitôt, le taux de testostéronne fait un bond dans les sondages médiamétriques, et les clichés s'empilent comme les moellons de la pyramide sociale. Le paysage est magnifique, qui pourrait tout aussi bien vanter les mérites supposés d'une compagnie de tourisme ou d'une fabrique de saucisson. On est forcé d'être songeur, on en mis en faillite critique dans l'angle choisi démonstratif. . Transis  derrière les orbes fauves métallisés du bolide faisant l'article on songe ces virages à flanc de montagne ressortissant au décorum caverneux qui jouxte les profils parallèles de la Joconde. Le vertige atteint très tôt les limites du plaisir ; et que voguent les carcasses dans les ciels étoilés, que volent dans les ronces tous les corps ensanglantés, que plongent à travers les pentes les fragments d'alliage déchiquetés par une main fractale. Huile d'olive, shampoing, aliment canin… La publicité automobile fait long feu et ces 14 secondes n'en finissent pas de s'écouler. À l'époque de Balzac, il fallait quatre jours pour se rendre de Tours à Paris. Les coches n'étaient déjà plus ceux de l'époque montaigneuse, et l'insécurité des routes  était déjà revenue de tout. Il pouvait s'en passer, des choses, selon la même centaine de kilomètres qui n'étaient pas encore 14 de nos modernes et trop modernes, secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 secondes… Une ligne par seconde… 14 lignes comme un sonnet trépané.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3809104663800404862?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3809104663800404862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3809104663800404862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/auto-censure.html' title='AUTO-CENSURE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2873857489466343168</id><published>2009-01-08T11:12:00.004+01:00</published><updated>2009-01-08T11:19:02.804+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi-Éden-Théa'/><title type='text'>UTILISATION DE L'ESPACE</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;La vie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;est trop courte &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;pour y perdre &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;son temps &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;à écrire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement,&lt;br /&gt;parfois&lt;br /&gt;certaines journées&lt;br /&gt;sont longues.&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disait Luigi Éden-Théa.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2873857489466343168?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2873857489466343168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2873857489466343168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/utilisation-de-lespace.html' title='UTILISATION DE L&apos;ESPACE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5156558141088887884</id><published>2009-01-07T10:30:00.000+01:00</published><updated>2009-01-07T10:33:47.954+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>STRIE</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la plage inclinée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le chemin que prend l'eau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour regagner la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5156558141088887884?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5156558141088887884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5156558141088887884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/strie.html' title='STRIE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6278137269322144084</id><published>2009-01-06T12:05:00.002+01:00</published><updated>2009-01-06T12:13:31.655+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Action30'/><title type='text'>L'ÉCCLÉSIASTE À GAZA</title><content type='html'>&lt;div class="author"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class="author"&gt;ALTO-BASSO / BASSO-ALTO  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Posted in &lt;a href="http://www.action30.it/blog/"&gt;Action30, (ICI)&lt;/a&gt; by     alano   &lt;/div&gt;   &lt;p align="left"&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; Parole di Qoèlet, figlio di Davide, re di Gerusalemme.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt; Vanità delle vanità, dice Qoèlet,&lt;br /&gt;vanità delle vanità, tutto è vanità.&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3&lt;/span&gt; Et cetera…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6278137269322144084?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6278137269322144084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6278137269322144084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/lcclsiaste-gaza.html' title='L&apos;ÉCCLÉSIASTE À GAZA'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-3914999898050779965</id><published>2009-01-05T03:45:00.004+01:00</published><updated>2009-03-27T18:57:03.182+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une Phase'/><title type='text'>DELUNA</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;C'est comme la nuit un jour brille à travers elle il faut qu'un soleil meurt pour que mille étoiles naissent sa mue soulève les peaux et les mers sont redoutées la bête n'a qu'un œil qui cligne au ralenti sa cruauté est immense elle veille alors que nous dormons paraît-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-3914999898050779965?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3914999898050779965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/3914999898050779965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/deluna.html' title='DELUNA'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4371919741160831582</id><published>2009-01-04T03:19:00.005+01:00</published><updated>2009-01-05T14:43:06.551+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polaroïds'/><title type='text'>POLAROÏD N°1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Deux arbres dressent des rouflaquettes à son fronton. De petits pavés le ceinturent comme une bibliothèque muette. Sa pierre est aussi haute et dorée que celle de l'église qui la jouxte. À la fois coin de rues et angle de quais, à certaines heures d'été, un rose extrait des Vosges le signe singulièrement. Des hommes, des femmes en robes sombres et longues un peu ridicules tout le jour y fourmillent. Ils pratiquent plus ou moins savamment l'art de la langue bien pendue et, jadis, en jaillissaient hirsutes des guillotinés sinon de vrais pendus. Sa face a des colonnes et des assises nationales et républicaines. Rome n'est jamais très loin ni son latin religieux aussi moralisateur que vindicatif. La honte, la joie, le réconfort ou l'infamie. Quoi, même de nuit, sa façade est illuminée comme une vestale institutionnelle assise sur un cheval de marbre j'ai nommé, le décrivant photographique alors qu'il faut bien dire on ne le voit quasiment plus. LÀ   LE PALAIS DE JUSTICE DE STRASBOURG !&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4371919741160831582?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4371919741160831582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4371919741160831582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/polarod-n1.html' title='POLAROÏD N°1'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6337801876765037175</id><published>2009-01-03T02:53:00.005+01:00</published><updated>2009-01-03T02:53:00.776+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuentos'/><title type='text'>3009</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Tout a commencé le jour où un enfant a décidé de faire un procès à ses parents pour l'avoir mis au monde. Ce jour-là, nous avons basculé dans un autre monde au cœur de ce monde. Un monde nouveau, pour des hommes nouveaux. Un monde où la seule limite est le possible, et où chaque individu peut tout maîtriser de ce qui le concerne : sa vie sa mort sa naissance même… Un monde idéal pour un homme idéal tenant les trois rênes du Temps, tenant les fantasmes de ses ancêtres et les souvenirs de ses enfants. Notre vie peut être parfaitement planifiée. Mais nos habitudes doivent être parfaites également. Nos pensées nos regards nos sensations et nos goûts, des parfaits. Mais quand l'heure a sonnée, nous avons dû partir. Ils nous ont explique que c'était notre heure. Nous avions une heure à nous, nous avions donc au moins quelque chose. C'est ce que nous ont expliqué les Services de la Viserie et ceux de la Disparition Nationale ! Nous tenons des menus et des programmes variés de formules à votre entière et unique disposition, nous ont-ils expliqué. Votre horizon et le nôtre sont le même. Notre coexistence sur la planète sont une seule et même chose. Nous avons toujours su qu'il fallait bien choisir sa naissance. Tous nos chercheurs, toutes nos édiles, tous nos intellectuels ne parlent que de cela depuis des lustres. C'est le point central de notre nouvelle civilisation. C'est un lac sans fond dont nous lustrons nos vies jour après jour. Nous buvons toutes et tous la même eau à discrétion. On ne peut pas survivre sans eau, et les Anciens ont dit et répété que l'Eau était le véritable roi ! De cette attente gigantesque tenant pourtant dans la circonférence du moindre crâne, nous avons fait le germe et l'arbre, la planche et le salut. À force d'attente, à force de compléments apportés au bonheur, de péripéties ignées débordant du bonheur, à force de rêve de paix et de vanité de la race humaine, de conflits mal résolus et de révérences indues faites à cette vieille pute de Mère-Nature qui ne nous demande rien ! À force d'éradications successives des forces paradoxales qui nous ont amenés là où nous sommes, à force de faiblesses accumulées en couches, nous avons aboutis à une incroyable fin du hasard ! Une impensable fin du mystère, une disparition des rêves ! Comment tolérer que des enfants ne rêvent plus, et qu'ils fassent des procès à leurs parents ? Il y a une omnipotence du choix qui est aussi un règne du procès. Nous sommes les juges et les condamnés du procès du temps. Nous étions le temps et son devenir. Mais nous ne sommes plus que son cauchemar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6337801876765037175?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6337801876765037175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6337801876765037175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/3009.html' title='3009'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4389527127020842171</id><published>2009-01-02T02:42:00.005+01:00</published><updated>2009-03-27T19:01:46.876+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varia'/><title type='text'>SIC TRANSIT GLORIA MUNDI</title><content type='html'>&lt;h1 class="titre"&gt;[Mac OS X] Réglage / Résolution&lt;/h1&gt;&lt;span class="par"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;The Toto, le jeudi 22 juin 2006 à 17:14:08 sur le site : &lt;a href="http://www.commentcamarche.net/forum/affich-2281212-mac-os-x-reglage-affichage-resolution"&gt;Comment ça marche ?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;“ Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens vers vous car je rencontre un probleme sur un Mac OS X au niveau de l'affichage. Je pense je j'ai fais malencontreusement une combinaison de touches et l'affichage ou la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;RÉSOLUTION&lt;/span&gt; de mon moniteur s'en voit tout bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant lorsque je bouge la souris l'ecran bouge aussi. On dirait que le Mac imagine que mon écran et plus grand qu'il ne l'est réellement et du coup l'affichage dépasse de l'ecran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui aurait une solution à ma &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;RÉSOLUTION&lt;/span&gt; SVP ?&lt;br /&gt;Merci&lt;br /&gt;Toto. ”&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4389527127020842171?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4389527127020842171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4389527127020842171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/sic-transit-gloria-mundi.html' title='SIC TRANSIT GLORIA MUNDI'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1895948962472934053</id><published>2009-01-01T02:39:00.000+01:00</published><updated>2009-01-01T02:39:00.617+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>TORII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une porte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S'ouvre toujours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur le vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1895948962472934053?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1895948962472934053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1895948962472934053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2009/01/torii.html' title='TORII'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4105283864875645984</id><published>2008-12-31T02:37:00.000+01:00</published><updated>2008-12-31T02:37:00.874+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>ENCONTRE-PARADOXE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au beau milieu du chemin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une grosse pierre plate&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un seul côté couvert de mousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4105283864875645984?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4105283864875645984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4105283864875645984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/encontre-paradoxe.html' title='ENCONTRE-PARADOXE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-2272149220751515345</id><published>2008-12-30T08:08:00.003+01:00</published><updated>2010-03-03T18:58:02.950+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>LE SYNDROME DE LIVOURNE, V</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO-DUh6LBI/AAAAAAAABDo/XWz-m-6w9-8/s1600-h/spleen.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283775752095542290" src="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO-DUh6LBI/AAAAAAAABDo/XWz-m-6w9-8/s400/spleen.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 273px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 345px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.ht"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(…) De l’avis général, l’air et l’eau sont très vite devenus tabou tout autour de la baie. On apprenait ça tout petit. Tout le monde se se promenait au large. Les bateaux faisaient même des écarts. On ne se baignait pas. On ne  pêchait pas non plus. La vie marine locale était réduite au minimum sur la presqu'île. Pour les habitants, tout était contaminé depuis longtemps par la présence séculaire des malades.  Maudits pour les uns, ces lieux étaient un havre pour les malades atteints du syndrome de L. Un orgelet sur la paupière de dieu, disait-on. Aujourd’hui, la côte la baie la grève et sa presqu'île sont des appréciés et fréquentés de tous. Le petit port est industrieux et la commune florissante. Tous les ans,  sur la plage de la Concha, il y a un même un fameux festival de jazz.  Au pied des monts asymétriques,  on entend désormais résonner le sabir des langues européennes. Même en cherchant bien, on ne trouve aucune anecdote sur ce qui s'est passé ici, juste en face des bars et des restaurants. La grande bâtisse blanche est — évidement — devenue un hôtel de luxe avec suites, terrasses, piscines, spas etc. Ne demeure aucune trace physique de tous ces malades, de tous ces corps, de tous ces fragments de vies qui firent l'humus de la nature environnante. Pas de monument. Pas de plaque commémorative. Pas la moindre empreinte sensible sous le sable des générations. Car de famille en famille et d'âge en âge, les autochtones ont  conservé, toujours, la propre habitude de ne jamais venir ici en gardant par-devers eux un puissant devoir de partition entre le pur et l'impur. Eux se retrouvent de l’autre côté de la presqu'île, quasiment hors de la baie, à l’ouest du petit port de pêche et dans un angle très précis du paysage, d'où l'on ne peut voir l'ancienne maladrerie. Du reste, le nom de L. n'est ici jamais prononcé. Et celui de Frai Pavon gisait — jusqu'ici —, coupé en deux dans un tonneau rempli d'eau de mer, quelque part au-delà de cet horizon couleur de prune, dans les oubliettes de la mémoire qu'on dit collective. R.I.P&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-2272149220751515345?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2272149220751515345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/2272149220751515345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/le-syndrome-de-livourne-v.html' title='LE SYNDROME DE LIVOURNE, V'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO-DUh6LBI/AAAAAAAABDo/XWz-m-6w9-8/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-6890898651705491752</id><published>2008-12-29T07:47:00.002+01:00</published><updated>2008-12-29T07:47:00.903+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>LE SYNDROME DE LIVOURNE, IV</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO5TSc5h5I/AAAAAAAABDg/b-B0MWs8xyc/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO5TSc5h5I/AAAAAAAABDg/b-B0MWs8xyc/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283770528857425810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(…) Les frères mendiants importèrent avec eux des graines et des plantes médicinales inconnues dans la région, ainsi que ces platanes d'Anatolie, dont les larges frondaisons protègent des férules solaires. Les malades demeuraient confinés derrière des murs épais et blancs de la maladrerie. Ils se protégeaient dans des intérieurs sombres et humides, où on s'appliquait à les baigner dans des baquets d'eau de mer entre deux prières.  Selon les travaux de Don Juan Bartolomé, médecin du Duc de Santander, passés vingt cinq ans la plupart des cas nécessitait une immersion définitive dans l'eau marine. Les malheureux concernés vivaient donc le reste de leur existence, dans des tonneaux coupés en deux que l'on faisait rouler à travers les vastes salles de la maladrerie. Les frères les surnommaient des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bassins de Vénus&lt;/span&gt;.  Gorgés de liquide salé, les corps malades ressemblaient à d'énormes batraciens sans pattes, mi-humain mi-poisson, complètement bouffis ou ratatinés contre les parois boisées. Les visages étaient en permanence recouverts d'une gaze humectée, et on ne pouvait que deviner leurs yeux blanchâtres, délavés et exorbités comme des billes de céramique blanche. Tous les soirs — été comme hiver —, dès  le dernier rayon du soleil envisagé on les installait au bord de l'océan, sur la plage, face aux embruns ; ils y passaient parfois la nuit à la lueur de feux épais.  Par force dénudés la plupart du temps, leurs corps difformes avaient jeté l’anathème sur l’espace et le temps tout autour d’eux. Les habitants de la région faisaient rouler les rumeurs en cercles concentriques. Les malades devenant tour à tour et selon les modes et les coutumes : des anomalies, des fous, des diables, des pestiférés, des damnés, des fantômes ou des monstres marins proches des poulpes des méduses et autres  calamars géants des légendes maritimes (…)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-6890898651705491752?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6890898651705491752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/6890898651705491752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/le-syndrome-de-livourne-iv.html' title='LE SYNDROME DE LIVOURNE, IV'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO5TSc5h5I/AAAAAAAABDg/b-B0MWs8xyc/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8026717883060567589</id><published>2008-12-28T07:28:00.002+01:00</published><updated>2008-12-28T07:28:01.099+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>LE SYNDROME DE LIVOURNE, III</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO1Ao6qPzI/AAAAAAAABDY/LPLTVagnLK0/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO1Ao6qPzI/AAAAAAAABDY/LPLTVagnLK0/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283765810423807794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(…) le frère Pavon avait remarqué, au cours de ses voyages, que la maladie n'existait pas sur les côtes. Les habitants des bords de mer, les familles de marins et de pêcheurs n'étaient jamais touchés par le Syndrome. Il fit des relevés et établit des assertions et, en 1824, il publia son fameux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Natura Peccis&lt;/span&gt;, où il précisait les symptômes d'une pathologie toute extraordinaire et ses occurrences à travers l'Europe. Le religieux concluait que "seul le sel, et les agents sanitaires contenus dans l’eau marine, parviennent à éviter la disparition totale de la peau par absorption dans le vide creusé par la maladie." Les climats secs et les expositions prolongées au soleil étaient donc les plus fidèles ennemis des malades. La terre d'élection du frère Pavon acquit très vite ses lettres de noblesse, et de l'Europe entière on les vit accourir vers ce recoin de côte atlantique, et se lover durant de longs séjours dans l'étreinte de brumes matinales et de degrés hygrométriques élevés promis par les alentours de la baie. L’eau ! L'eau de l'océan sous toutes ses formes leur était donc bénéfique. Outre un degré de salinité hors du commun, les eaux de la baie sont effectivement fort iodées, et l'on découvrira plus tard qu'elles sont  riches en métalloïdes de toutes sortes. Pour espérer vieillir un peu, pour ne pas tomber en cendres sous un coup de vent, ils se devaient à la proximité physique de l'eau marine, et se vouer aux rafraîchissements, aux lavements, aux bains continus, aux brumes naturelles et au culte de l'ombre — par ailleurs courante dans les églises et les cathédrales —. Comme  déroutés du pèlerinage de Compostelle, c'est à un groupe de religieux venus dans le sillage de Frai Pavon que l'on doit la construction de cette maladrerie. (…)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8026717883060567589?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8026717883060567589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8026717883060567589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/le-syndrome-de-livourne-iii.html' title='LE SYNDROME DE LIVOURNE, III'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVO1Ao6qPzI/AAAAAAAABDY/LPLTVagnLK0/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5349077100893128293</id><published>2008-12-27T07:07:00.000+01:00</published><updated>2008-12-27T07:07:00.287+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>LE SYNDROME DE LIVOURNE, II</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVOv8Y8ZW8I/AAAAAAAABDQ/wzjmOt0zXNU/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVOv8Y8ZW8I/AAAAAAAABDQ/wzjmOt0zXNU/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283760239858506690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(…) aujourd’hui disparue — remisée dans un quelconque surplis de l’Histoire — l'étrange mal n’a plus pour symptôme que ce beau bâtiment géométrique en haut à gauche, qui fait face à la plage. Dans un registre du XIX ème siècle, on peut lire que les malades atteints dudit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Syndrome de L.&lt;/span&gt;, concevaient dès la puberté une affection cutanée chronique engendrant des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plaies saillantes monstrueuses&lt;/span&gt; (sic). Dès la naissance, une peau fortement pommelée en était le signe annonciateur. L'épiderme et le derme avaient tendance à se déshydrater d'abord, à se dessécher puis à tomber ensuite par lames. Dans une première phase, entre sept et quatorze-quinze ans, les malades ne supportaient plus le contact des draps ni des vêtements ni même de leurs propres mains. Ils ne pouvaient plus s'habiller. Ils ne pouvaient plus sortir, ne pouvaient plus se nourrir qu'avec difficulté. Dans une seconde phase, après avoir dévorer toute la peau du malade le transformant en un corps-plaie, insinué dans tous les pores, le mal s'attaquait aux chairs en profondeur avec, pour objectif final, la consomption totale par l'atteinte des os. Les muscles, les organes nécrosaient les uns après les autres, s’écroulant comme des puits artésiens et propulsant le germe de la maladie vers l’intérieur. Lors de la phase terminale, on enduisait le corps entier d'onguents d'huiles d'olive ou de feuilles de vigne trempées dans le miel et d'eau de mer. L'air et le soleil étant des agresseurs constants, on confinait les malades dans les greniers ou les caves et il paraît même qu'on en y oublia certains. Jusque vers 1650, aucun malade ne dépassait l'adolescence. On enterrait les jeunes cadavres dans la chaux vive, loin des cimetières communs, en lisière des forêts ou l'on balançait leurs restes à la faveur de l'océan. La misère humaine creusait son lit avec l'aisance d'un fleuve dans le calcaire, jusqu'au jour où un père franciscain venu de Livourne, Frai Pavon, accosta dans la baie (…)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5349077100893128293?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5349077100893128293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5349077100893128293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/le-syndrome-de-livourne-ii.html' title='LE SYNDROME DE LIVOURNE, II'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVOv8Y8ZW8I/AAAAAAAABDQ/wzjmOt0zXNU/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5480978315173073890</id><published>2008-12-26T06:41:00.001+01:00</published><updated>2008-12-26T11:32:27.743+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>LE SYNDROME DE LIVOURNE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVOp7Nnb8_I/AAAAAAAABDI/d_CCkHGKj-U/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVOp7Nnb8_I/AAAAAAAABDI/d_CCkHGKj-U/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283753622568170482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel vient de prendre cette très précise couleur de prune. En cette période de l'année, sur l’un des deux monts asymétriques se dressant au fond de l'image, chaque soir, un cube blanc s’illumine sur les coups de 21h 00. Hôtel de luxe, boîte de nuit, villa aristocratique… Mais certains anciens racontent disent que ce fut jadis une maladrerie, et même s'ils ne sont pas très loquaces. En généra, ils préfèrent parler de la pêche, du temps, de la mer. Ce qu'ils fuient se trouve dans les livres de la bibliothèque locale. À savoir, précisément, qu'il  s'agissait là d'un lieu à fuir, du regard de la pensée comme de la mémoire. Tous les chemins à l'entour étaient perclus d'herbes folles et de fondrières. La presqu'île fut appelée, selon les mœurs et les époques : du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; diable&lt;/span&gt;, du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mauvais sang&lt;/span&gt;, de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mal-vie&lt;/span&gt;… et autres animosités vernaculaires intraduisibles. Sur le toit du bâtiment pointe encore un beffroi sans cloche. Les fenêtres ont été agrandies. Et les portes sont certainement moins épaisses, aujourd'hui. Certains fragments d'enceinte de l'ancienne circonscription sanitaire gisent épars à l’entour. Mais la majeure partie fut récupérée pour servir ici ou là de fondations aux demeures autochtones. Ici, selon le mémoire d'un certain Manuel Giorgios de l'Université de Pampelune, on soigna bel et bien les pathologies malignes de la peau durant des décennies. Et en particulier cette bizarrerie de la nature connue sous l’appellation de "syndrome de L." Une maladie de mauvaise fortune issue de comportements sans histoires officielles, sans chroniqueurs patentés ni rubriques encadrées dans les dictionnaires. Une maladie de la vie, une guigne à traîner, une croix dont l'ombre grandit à chaque pas (…)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5480978315173073890?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5480978315173073890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5480978315173073890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/le-syndrome-de-livourne.html' title='LE SYNDROME DE LIVOURNE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SVOp7Nnb8_I/AAAAAAAABDI/d_CCkHGKj-U/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-4188635514766082201</id><published>2008-12-25T11:43:00.002+01:00</published><updated>2008-12-25T11:50:02.588+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>25</title><content type='html'>&lt;blockquote style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Une carte venue de loin&lt;br /&gt;On ne connaît pas le timbre&lt;br /&gt;Mais on reconnaît l'écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-4188635514766082201?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4188635514766082201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/4188635514766082201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/25.html' title='25'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-941533629608638562</id><published>2008-12-24T11:27:00.003+01:00</published><updated>2008-12-24T11:56:52.178+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prières'/><title type='text'>EL NO</title><content type='html'>Je n'ai pas connu beaucoup de gens s'appelant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noël&lt;/span&gt;. Ni hommes, ni femmes, ni enfants… Je n'ai jamais connu de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jésus&lt;/span&gt;. J'ai connu plusieurs &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marie&lt;/span&gt; — y compris bibliquement —. J'avais un oncle qui s'appelait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Joseph&lt;/span&gt;. Bonnet d'âne : oui bien sûr ! Et quartier de bœuf. Et cérémonie du mouton. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gas, Mel, Bal&lt;/span&gt; ! Et un et deux et trois anges passent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que je pourrais faire tenir tout ça dans une boîte, bien enveloppé dans du papier cristal, en haut sur l'étagère. Un faux trésor que je ressortirais tous les ans, et que je poserais là au centre de la table, pour être religieusement ouvert au milieu de tout le monde sur les coups de minuit. Un pli humain très humain, contagieux comme une angine, un eczéma, un bouton de fièvre… Une prière condamnée à creuser les ans et les os. Un fragment de l'âme. Un champs de ruines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, celle-ci  apporta avec elle une boîte mystérieuse qui lui était interdit d'ouvrir. Lorsque — après de probables et interminables ruminations dantesques — elle finit par y céder, s'en échappèrent ensemble tous les maux de l'humanité. La vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion et… Plus mystérieux encore : l'espérance !&lt;br /&gt;En vérité, ce qui avait jailli de la boîte de Pandore avait un seul et même nom : le Temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-941533629608638562?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/941533629608638562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/941533629608638562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/el-no.html' title='EL NO'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8036022095447451325</id><published>2008-12-23T10:08:00.004+01:00</published><updated>2008-12-23T10:40:11.659+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi-Éden-Théa'/><title type='text'>EAU VIDE EAU PLEINE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Il y a en effet des gens pour qui, la littérature et la vie sont une seule et même chose. Des esprits saints dans des corps sains, disait Luigi Éden-Théa. Des bienheureux des évangélistes des aventuriers. Ils sont là qui baignent dans leur jus et s'en nourrissent infiniment comme des trous noirs. Mais quoi ! Ils mangent du papier, ils boivent de l'encre. Leur merde sent la chlorophylle ? Ça c'est de la mélancolie sans cause, disait-il. C'est de la plainte sans nom. C'est une misère qui insulte toutes les misères réelles. Quoi Ovide le Triste… Quoi Ovide le Pontique… Ovide la paludéen… Ovide est le plus con de tous les écrivains. S'il s'était arrêté d'écrire, s'il n'avait pas voulu faire œuvre il aurait cessé d'être malheureux et serait devenu agriculteur, marin ou soldat digne de foi. Le modèle ovidien est plein de toute le bêtise crasse des écrivains. Le fait est que toute personne qui écrit ne rêve que de voir ce mot divin transcrit sur leur passeport, ce nom sacré, ce ciel sociétal : Écrivain !&lt;br /&gt;Je persiste à croire disait-il, qu'on n'est pas obligé d'écrire toute sa vie. Que ça n'est pas un métier. Ou alors, si vous préférez et pour flatter votre esprit polishé de rhétorique : On n'est pas obligé de vivre toute son écriture. Par contre, il faut vivre. C'est sûr, avéré, quotidien. Oui il faut vivre, disait Luigi Éden-Théa. Et je n'ai pas besoin de me le répéter tous les jours. C'est comme ça. Mais peut-être est-ce que je confonds littérature et écriture je ne sais pas, disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8036022095447451325?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8036022095447451325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8036022095447451325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/eau-vide-eau-pleine.html' title='EAU VIDE EAU PLEINE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-854523569228361087</id><published>2008-12-22T08:12:00.004+01:00</published><updated>2008-12-22T13:01:13.781+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prières'/><title type='text'>?</title><content type='html'>Si je décide, symboliquement, de TOUT mettre dans une seule et même phrase : Tous les noms propres, Tous les noms communs connus dans Toutes les langues passées présentes et à venir, et que j'y adjoins Toutes les histoires de Toutes les personnes, animaux, végétaux, minéraux, champignons et Toutes les autres formes de vie pluri- ou unicellulaires ayant pu germer à la surface de cette Terre depuis que le monde est monde, et si, enfin, je mets dans cette même phrase, dans ce même sac : Toutes les choses vivantes ou mortes auxquelles je n'ai pas pensées mais qui — de cet aveu-même —, s'y retrouveraient réifiées de manière fantomatique… Est-ce que alors, oui ou non, je puis dire que j'ai tout dit ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-854523569228361087?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/854523569228361087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/854523569228361087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/blog-post.html' title='?'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1252399804916238613</id><published>2008-12-21T08:09:00.001+01:00</published><updated>2008-12-21T14:57:36.718+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkon'/><title type='text'>PETITE PTÔSE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regarde ces mots tomber &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il neige à ta bouche un ciel de sang&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ton crâne est sur tes chaussures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1252399804916238613?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1252399804916238613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1252399804916238613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/petite-ptse.html' title='PETITE PTÔSE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-9216682739463321587</id><published>2008-12-20T08:02:00.007+01:00</published><updated>2008-12-23T18:53:19.448+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi-Éden-Théa'/><title type='text'>SANS TITRE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: normal;"&gt;Je ne sais pas combien de fois on peut mourir, exactement, au cours d'une seule et même vie, je ne le sais pas disait Luigi Éden-Théa. Mais ce dont je suis sûr c'est qu'il y a une limite, un chiffre sacré à ne pas dépasser. Je le sais. Je le sais car ce chiffre, je suis en train de l'écrire là, au bas de mon front, dans cet abîme minuscule reliant mes yeux disait-il.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-9216682739463321587?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/9216682739463321587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/9216682739463321587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/sans-titre.html' title='SANS TITRE'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-1470362431334781774</id><published>2008-12-19T07:53:00.005+01:00</published><updated>2009-02-19T10:19:50.130+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mirlitonnade'/><title type='text'>M.R.L.T.D XX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tu sais je suis vraiment très très fatigué&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout autour de moi n'est plus que fatigue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un puits de fatigue tournant comme un cyclone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Crâne immense dont je suis l'œil crevé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-1470362431334781774?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1470362431334781774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/1470362431334781774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/mrltd-xx.html' title='M.R.L.T.D XX'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8595263277654064849</id><published>2008-12-18T02:29:00.002+01:00</published><updated>2008-12-18T09:01:16.972+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luigi-Éden-Théa'/><title type='text'>WEBSERVANT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le sens du livre que j'écris est là devant moi. C'est une nuit infime et infinie, disait Luigi Éden-Théa. Une spirale de noirs tissée de terre meuble et d'électricité volatile dans laquelle j'entre, yeux et bras grands ouverts comme — je ne sais pas disait-il —, des antennes de radioastronomie… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8595263277654064849?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8595263277654064849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8595263277654064849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/webservant_18.html' title='WEBSERVANT'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-8922939918891761717</id><published>2008-12-17T10:34:00.000+01:00</published><updated>2008-12-17T10:34:00.293+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, V</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUOBzFkIl0I/AAAAAAAABBg/gKxiU0RBN8c/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUOBzFkIl0I/AAAAAAAABBg/gKxiU0RBN8c/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279205902875400002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;(…) atavisme probable des anciens peuples chasseurs et de leurs glandes endocriniennes, par une très savante circumnavigation de panthère, de fauve articulé, il ne lui fallut que quelques minutes pour effacer, sans se faire remarquer, tous les intervalles séparant le banc de la fille. Le chien, tout excité par la vigueur du jeu et des vagues, ne sentit rien à cette approche quasi indienne. Mais une seule seconde d’attention lui suffit démasquer l'intrus. S’élançant vers lui comme un boulet, il le figea dans une salve d'aboiements sidérants, puis marqua un arrêt à la limite du dernier cercle, juste avant l'attaque, à l'orée de sa maîtresse ! D'une colonne marmoréenne et audiblement allemande, la fille se leva aussitôt pour venir de la voix comme de la paume calmer le molosse. Rassuré, la panse encore éclaboussée d’écume, le chien tirait la langue, son rythme cardiaque lui soulevant toute la surface du corps dont saillaient les côtes. Il repartit jouer avec mer et bâton. Sans rien dire, elle s'était rassise sur le sable, toujours en tailleur, mais la masse des cheveux entièrement déportée sur le côté gauche du visage. Il s'assit à sa droite, en plein dans son profil. Bien sûr qu'ils auraient pu passer des heures, des jours entiers à promener leurs regards sur la mer féconde, et y répandre avec espoir toute la manne de leur esprit, bien sûr. Mais assez inexplicablement, au bout de quelques minutes, et alors que leurs regards ne s'étaient pas même croisés une seule fois, elle passa son bras droit autour de son cou et fit glisser son visage entier sur le sien. Durant de longues secondes, les deux miroirs, — toujours invisibles  —  coulissèrent l’un sur l’autre comme le soir et la mer. Le ciel était devenu violet, presque pourpre couleur de vin.  Sur l'aile de sa main gauche, les cheveux blonds se redressaient et tournaient en l'air par instant comme des ponctuations, des respirations de mammifères marins à la risée du soleil couchant. Quelques jours plus tard, il la revit sur le port. Les cheveux retenus en arrière, assise à côté d'un homme au teint pâle, elle était dans une voiture rouge faisant la queue afin d'embarquer sur un quelconque ferry !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-8922939918891761717?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8922939918891761717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/8922939918891761717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/comme-dans-une-chanson-de-souchon-v.html' title='COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, V'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUOBzFkIl0I/AAAAAAAABBg/gKxiU0RBN8c/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-9107863550646375393</id><published>2008-12-16T10:01:00.001+01:00</published><updated>2008-12-16T10:01:00.846+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, IV</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUN6DjDgdqI/AAAAAAAABBY/zHnmf135ATI/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUN6DjDgdqI/AAAAAAAABBY/zHnmf135ATI/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279197389576500898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;(…) Contraints, cartésiens, manichéens… Tous ses pensers à lui semblaient maintenant se heurter à cette fille plutôt qu'à la plage ou à l'océan. Sans le voir ni le savoir, cette modeste présence déconstruisait la sienne à une vitesse phénoménale. Il y avait à l'évidence quelque chose de l’ordre de la liberté qui s'imposait là entre lui et la mer, entre la mer et cette fille au chien.  Elle transfigurait à elle seule la phase précédente du paysage, et semblait là comme éprise de rien d'autre que d’elle-même. Dans ce théâtre d'ombres et de lumières crépusculaire, elle paraissait simple et naturelle avec pour corollaires la vague, la dune, la voile amenée.  Sa démarche, l'assurance molle de ces gestes, le ballottement de sa tête et finalement le relâchement complet de tout son corps au bord de l'eau, la désignait prompte à s’ouvrir à n'importe quoi de comique ou de tragique, comme la conque roulée sur la plage parmi les algues sèches et les mégots. Selon une mécanique simple et répétée de gestes antédiluviens, elle s'était relevée pour jouer avec le chien, lançant au loin un bâton torve courant derrière lui dans un sens et dans l'autre de la plage vide.&lt;br /&gt; La vie du soir jouait un impromptu sur une rythmique de vagues. La baie prenait un air d'insoupçonné, de visage envahi, de soleil qui ne veut pas sombrer. Cette fille blonde vacillait dans les derniers rayons du jour. Elle était une bougie sur le rebord du monde. (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-9107863550646375393?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/9107863550646375393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/9107863550646375393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/comme-dans-une-chanson-de-souchon-iv.html' title='COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, IV'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUN6DjDgdqI/AAAAAAAABBY/zHnmf135ATI/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-599426757842431846</id><published>2008-12-15T09:22:00.002+01:00</published><updated>2008-12-15T12:19:30.532+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, III</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNxATap2yI/AAAAAAAABBQ/GkR2qvk4-EI/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNxATap2yI/AAAAAAAABBQ/GkR2qvk4-EI/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279187438234360610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;(…) malgré de beaux cheveux se déroulant dans le sens de la plage, cette épiphanie avait fait le même bruit qu'une vitre intérieure qui se brise. Les vagues reprenaient en échos la cassure, et l'éclatement régulier de ces blancheurs inégales sur la grève devenaient soudain  des morceaux brisés de soi, que le vieil océan ravalait comme de la salive. On peut, parfois, inclure un personnage dans le labeur d'une contemplation active mais il faut du temps ; une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;durée &lt;/span&gt;plus exactement. Et non comme, sur une maquette d'architecture on pose un vulgaire grouillot… Parfaitement maintenues en l’air par la main du vent, les lignes jaunes de cette chevelure auraient pu prendre place au creux d'une vision en chantier, et vouloir prolonger celles striées des dunes ? Assise en tailleur, la fille s'installa face au chant de la mer en secouant la tête. En contre-haut depuis le bout du parking, lui continuait de jouir de la certitude de ne pas être vu et de vivre la scène à sens unique. Il persévérait dans la solitude et dans le délabrement de ses questions, dans ce champs vespéral de ruines amenuisées par la dentition maritime. Fut-ce de loin, il allait falloir se faire à cette présence, à cet idéogramme de chair planté dans le sable comme un futur souvenir. Le paysage mental commençait à se faire à cette nouvelle présence lorsque, à distance de sa maitresse, tout en noires virgules et soubresauts dans l'écume, un énorme chien ponctua l'invasion de la succube. (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-599426757842431846?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/599426757842431846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/599426757842431846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/comme-dans-une-chanson-de-souchon-iii.html' title='COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, III'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNxATap2yI/AAAAAAAABBQ/GkR2qvk4-EI/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-705915118664885950</id><published>2008-12-14T08:56:00.002+01:00</published><updated>2008-12-14T08:56:01.705+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, II</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNq5GcOa_I/AAAAAAAABBI/tCfbgN0yu5I/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNq5GcOa_I/AAAAAAAABBI/tCfbgN0yu5I/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279180717422439410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;(…) tout en établissant un cadre cinématographique dans le sens de l’étendue, la vue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;impériale&lt;/span&gt; devient bientôt cet étau délicieux pour l'esprit, inclinant le péquin à demeurer, à rester là sans bouger ni rien d'autre. Le feulement des vagues, la force croissante du vent, ses coups d’archets dans les herbages et ses gutturales entre les dunes distillent une rythmique de basses proche de celle du cœur au repos. À force d’être semblables, de forer lentement les méninges et d’y étayer de frêles galeries, ces harmoniques finissent toujours par ne plus pouvoir disparaître de la caverne crânienne. Le jour a baissé et le soleil fondu. Le petit parking est presque vide et la plage presque déserte. Une série de pensées parallèles installant ce rapport étroit avec le sentiment de solitude, la communication qui prévaut avec les éléments est à la fois précise et vague, qui définit l'état mental du paysage avec les données immobiles d'un voyage en bateau. D’où ce sursaut, cette attitude de défiance intime lorsque, surgissant dans le cadre, une femme longue et blonde surgit en rompant l'équilibre d'une tranquillité de tous les sens patiemment acquise. (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-705915118664885950?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/705915118664885950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/705915118664885950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/comme-dans-une-chanson-de-souchon-ii.html' title='COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, II'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNq5GcOa_I/AAAAAAAABBI/tCfbgN0yu5I/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5168189025883344108.post-5837445646956208733</id><published>2008-12-13T08:25:00.004+01:00</published><updated>2008-12-13T08:56:02.752+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La reproduction photographique'/><title type='text'>COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, I</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNkS7TQJ5I/AAAAAAAABBA/3L3wrIYvff0/s1600-h/spleen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 273px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNkS7TQJ5I/AAAAAAAABBA/3L3wrIYvff0/s400/spleen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279173464527218578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.emmanuel-georges.com/index.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(image d'Emmanuel Georges)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Le ciel vient de prendre cette très précise couleur de prune. Toute la journée, une lumière zénithale — revancharde —, a fait peser le soleil comme une immense croix sur la terre. Attaqués jusqu’à l’os, chauffés à blanc, alignés dans le sens de la mer les corps sur le papier sablé ont même pu semblé par moment morts. Plus tard, atlantique, la mécanique borréenne va se mettre en branle et détourer toute la baie de son frais pinceau. Certains aiment le soleil mais comme les chiens, c'est-à-dire à l’ombre. Ou bien attendent-ils  la nuit, pourrait ainsi se dire celui demeuré là, légèrement en retrait, assis sur ce banc tout au bout du parking avec, sise entre ses yeux liquides, une vue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;impériale&lt;/span&gt; sur la baie, dont il serait tout ensemble le réceptacle et le point d'aveuglement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5168189025883344108-5837445646956208733?l=lecorrespondancier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5837445646956208733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5168189025883344108/posts/default/5837445646956208733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecorrespondancier.blogspot.com/2008/12/comme-dans-une-chanson-de-souchon-i.html' title='COMME DANS UNE CHANSON DE SOUCHON, I'/><author><name>alain giorgetti</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13220658528369936460</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/S21BVfdSq5I/AAAAAAAABcU/DZUmxZIywsE/S220/I+love+Minimal.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kbsGIN2LxDA/SUNkS7TQJ5I/AAAAAAAABBA/3L3wrIYvff0/s72-c/spleen.jpg' height='72' width='72'/></entry></feed>
